Au Royaume-Uni, les montres de luxe gardent la cote malgré la pandémie

Au Royaume-Uni, les montres de luxe gardent la cote malgré la pandémie.
Au Royaume-Uni, les montres de luxe gardent la cote malgré la pandémie. - © Christian Zachariasen - Getty Images/PhotoAlto

Malgré la pandémie, la demande de montres de luxe reste bien remontée au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, rapporte la chaîne britannique de magasins Watches of Switzerland.

Si les ventes ont reculé au premier trimestre de l'exercice décalé du groupe à cause du confinement qui a entraîné la fermeture des commerces, elles ont malgré tout "dépassé nos attentes au Royaume-Uni et aux Etats-Unis", se félicite le directeur général Brian Duffy.

A défaut de touristes étrangers, l'intérêt de la clientèle locale

Au Royaume-Uni en particulier, la demande a été tirée par la clientèle locale, particulièrement dans les régions, les boutiques londoniennes pâtissant de la baisse du tourisme étranger. 

Parallèlement, les ventes en ligne ont bondi chez le distributeur britannique des marques Omega, Rolex, Tag Heuer, Breitling, entre autres, dont les prix atteignent facilement plusieurs milliers de livres.

"Les montres de luxe sont un achat réfléchi, qui implique moins de lèche-vitrine dans les magasins", remarque le groupe.

"Nous sommes convaincus que nous sommes bien placés pour émerger de ces temps difficiles et incertains encore plus forts", conclut M. Duffy.

Il anticipe une demande encore "vive" au Royaume-Uni et aux Etats-Unis pour le reste de l'exercice, malgré les limitations du trafic aérien et du tourisme qui devraient cependant s'améliorer au fur et à mesure, si un nouveau confinement n'est pas instauré. Le groupe précise par ailleurs qu'il a maintenu ses effectifs et les salaires inchangés malgré l'impact de la pandémie.

Plus durement touchée, l'enseigne suisse Bucherer, spécialisée dans la vente de montres de luxe, a annoncé mercredi la suppression de 370 postes dans le monde, soit 15% de ses effectifs, après un effondrement de ses ventes, durement éprouvées par l'absence des touristes chinois.