Zalando se lance dans la mode de seconde main

Le service sera disponible dans un premier temps en Allemagne et Espagne avant de se généraliser en octobre en France, Belgique, Pays-Bas et Pologne, a annoncé le groupe.

Les mêmes services mais en version "green"

"L'intérêt pour les articles de seconde main est considérable et ne cesse de croître, particulièrement auprès des jeunes générations", estime Riccardo Vola, directeur de Zalando pour l'Europe du Sud. "Or, pour le moment, la clientèle ne bénéficie pas d'un service simple et fiable permettant de concilier facilement la vente d'articles qu'on ne souhaite plus porter, à une expérience agréable de shopping en ligne d'articles de seconde main".

Zalando promet pour cette offre "un niveau de service équivalent" à ce qu'il pratique habituellement, et doit permettre aux clients d'échanger "leurs articles directement sur le site Zalando, en bénéficiant de la livraison gratuite".

"Après avoir échangé leurs articles, les clients peuvent choisir de recevoir un avoir Zalando de la valeur de la vente ou de soutenir un de nos deux partenaires, la Croix-Rouge ou WeForest", explique encore l'entreprise, selon laquelle "la qualité de tous les articles de seconde main proposés sur Zalando sera contrôlée".

L'entreprise revendique quelque 34 millions de clients actifs dans 17 pays, un chiffre qui a beaucoup crû pendant la période du confinement et ce, alors que le secteur de la mode dans son ensemble a perdu 15% de sa valeur depuis 2008, selon l'Institut français de la Mode (IFM).

Une vague de fond

Cette annonce intervient alors que le site d'achat spécialisé en vêtements de seconde main Vinted connaît lui aussi un engouement important, son PDG revendiquant dès juin avoir retrouvé un niveau d'activité en phase avec ses ambitions pré-coronavirus.

Plus généralement, de nombreuses enseignes se mettent à proposer des articles de seconde main. Selon le rapport de l'IFM, ce marché, qui pesait 21 milliards d'euros en 2018 aux États-Unis, pourrait plus que doubler d'ici trois ans et même dépasser les achats de "fast fashion" d'ici à 2028.