Mode à Paris: claquettes et couleurs pour Off-White, extravagance des Belges

Des silhouettes à pointes gigantesques sur les épaules et les chaussures et même sur les joues pour se protéger: telle est la métaphore du monde d'aujourd'hui de l'avant-gardiste belge Walter Van Beirendonck, dont le défilé s'appelle "War".
Des silhouettes à pointes gigantesques sur les épaules et les chaussures et même sur les joues pour se protéger: telle est la métaphore du monde d'aujourd'hui de l'avant-gardiste belge Walter Van Beirendonck, dont le défilé s'appelle "War". - © FRANCOIS GUILLOT/AFP

Une danseur de claquettes a accompagné le défilé de la marque Off-White de l'Américain Virgil Abloh, de retour à la Fashion Week de Paris après un burn-out, avec silhouettes fluides et couleurs vitaminées.

Virgil Abloh: la fin du streetwear

Le danseur Cartier Williams portant un T-shirt "I support young black businesses" ("Je soutiens les jeunes entrepreneurs noirs") a ouvert le show en faisant une apparition depuis les coulisses situées au milieu de la salle, dans une scénographie atypique.

Ce défilé était très attendu, d'autant plus que ce roi de la "streetwear" a prédit dans une récente interview la mort de cette tendance. 

Les hommes Off-White portaient effectivement beaucoup de chaussures conventionnelles, même si le créateur n'a pas raté l'occasion de promouvoir les baskets Off-White x Air Jordan 5, parmi les plus convoités. 

Des looks poétiques avec des chemises à rubans surmontant des pantalons fluides alternaient avec des costumes structurés rouge, vert ou bleu néon, à trous, un détail déjà omniprésent dans la collection prêt-à-porter femme de septembre. 

Le "corset confortable" de Glenn Martens

L'opulence et l'extravagance étaient les mots d'ordre du Belge Glenn Martens pour la marque Y/Project, dont l'idée n'est pas de "créer un pull sympa" mais de jouer avec les détails et "faire avancer le design".  

Sa collection ludique a été présentée dans une aire de jeux gigantesque remplie de milliers de ballons orange, plongeant les invités dans les heureux souvenirs de l'enfance. Dans ce défilé mixte, homme et femme, il a exploré le thème du corset confortable. 

"Le corset était fait avec du bois; ici, nous avons juste la découpe du pantalon et du slip. Ainsi, avec le corps, on crée les mêmes silhouettes."

"Mais c'est complètement confortable car c'est en jersey", a expliqué le styliste à la presse en coulisses.

Walter Van Beirendonck engagé

Des silhouettes à pointes gigantesques sur les épaules et les chaussures et même sur les joues pour se protéger: telle est la métaphore du monde d'aujourd'hui de l'avant-gardiste belge Walter Van Beirendonck, dont le défilé s'appelait "War".

Avec des inscriptions comme "I hate fashion", "Save the Planet" ou "Stop buying fast fashion", il évolue vers "la beauté, les paysages et les fleurs, et même les imprimés des années 70". 

"J'ai toujours inclus des messages politiques dans mon travail mais je pense qu'aujourd'hui, a-t-il dit, il est encore plus important que jamais de faire ce genre de déclarations; donc c'est un peu une surdose cette fois".