Mode à Milan: monde enchanté chez Gucci, contrastes chez Wunderkind

Gucci à Milan.
Gucci à Milan. - © AFP PHOTO / GIUSEPPE CACACE

Gucci a frappé à nouveau un grand coup mercredi, au premier jour des défilés des collections de prêt-à-porter féminin pour l'été 2017, en plongeant le public dans un univers fantasmagorique, où chacun finit par y retrouver ses rêves les plus enfouis.


Les anciens entrepôts ferroviaires délabrés, qui avaient accueilli les premiers défilés du nouveau directeur créatif Alessandro Michele, ont été transformés cette fois en bonbonnière rose étincelante.

Plusieurs espaces se succèdent séparés par des rideaux frangés de paillettes. Les parois et les gigantesques piliers carrés du bâtiment sont recouverts de carreaux brillants dans un vieux rose assorti à la moquette et aux poufs en velours créant une ambiance vaporeuse à mi-chemin entre boîte de nuit et hammam.

Et c'est dans un fin brouillard que déambulent les mannequins, comme sorties d'une fête d'un autre temps, mêlant avec subtilité des pièces simples avec des vêtements précieux et des accessoires extravagants.

Dans cette collection, Alessandro Michele met notamment l'accent sur les couvre-chefs, tous différents et insolites. Du turban à gros nœud au fichu à fleurs en passant par des bibis rétro excentriques en gazar sculpté aux chapeaux style Empire avec de larges revers relevés derrière la tête à la manière des corsaires.

Une casquette-bonnet de bain se prolonge par une longue traîne dans le dos, une visière prend des allures de masque, une coiffe en voile bleu ciel enrobe le visage et les épaules d'un mannequin endossant une fourrure orange ornée de deux zèbres.

Tout brille et scintille

Les robes brodées à volants alternent avec des ensembles pantalon ou des tailleurs en tricot aux poches et bords galonnés aux couleurs de la maison. Parmi les nouveautés qui feront fureur l'été prochain, les leggings à bandes latérales à porter sous une robe, le harnais épaulettes hérissé de pointes métalliques, le sac-à-main chic transformé en sac-à-dos par le biais d'un ruban enlacé autour du corps!

Dans un registre un brin transgressif et extravagant aussi, Wunderkind faisait ces premiers pas ce mercredi sur les podiums milanais. Le créateur de cette marque allemande, Wolfgang Joop, aime jouer sur les contrastes : féminin/masculin, matières souples et rigides, coupes fluides et structurées. Ainsi les longues robes d'été en coton et les voiles transparents laissent voir un soutien-gorge en cuir. Une jupe en toile de jute au volume évasé se porte avec un chemisier en lurex argenté aux épaules dénudées.

Le couturier mélange les tissus masculins avec des étoffes plus féminines, tel ce petit boléro en forme de veste pour homme, à micro carreaux, qui accompagne une robe bustier en soie imprimée et une jupe en tissu madras.

Jeudi ce sera au tour de Max Mara, Emilio Pucci, Fendi et Prada de présenter leurs collections.