Voici les nouveaux mobiliers urbains qui vont rendre l'air plus respirable dans nos villes

Le maire de Toulouse (au centre) a présenté mi-septembre le premier "arbre artificiel" capable d'absorber la pollution.
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Le maire de Toulouse (au centre) a présenté mi-septembre le premier "arbre artificiel" capable d'absorber la pollution. - © Jean-Luc Moudenc Twitter

Toulouse expérimente en ce moment un tout nouvel objet urbain, capable d'aspirer la pollution et de rejeter de l'air pur. Cet arbre artificiel qui pourrait bientôt fleurir dans nos villes n'est pas le premier concept de purificateur d'air.

Les idées ne manquent pas pour éliminer les particules fines, entre mur végétal et même panneau publicitaire.


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Un arbre artificiel

A Toulouse, une start-up expérimente depuis la mi-septembre une nouvelle génération d'épurateur d'air qui permet de lutter contre la pollution. Cette structure futuriste intègre des micro-algues qui dévorent le CO2 comme le font des plantes et rejettent de l'air pur. Kyanos Biotechnologies estime que ce purificateur d'air de cinq mètres de haut pourrait "recycler" 200.000 m³ d'air chaque année. Concrètement, cet arbre artificiel pourrait capturer autant de carbone que cent vrais arbres. On peut découvrir ce nouvel ovni urbain jusqu'au printemps prochain dans la Ville rose. 

Un mur végétal

Ceci est un banc. Ceci est aussi un mur végétal. Baptisé CityTree, vous avez peut-être déjà aperçu ce nouveau mobilier urbain à Londres, à Picadilly Circus, sinon à Amsterdam ou Oslo.

C'est l’œuvre d'une entreprise allemande, baptisée Green City Solutions. Accolé à un banc des plus banals, le mur végétal mesure quatre mètres de haut et se compose de 1.600 pots de mousses et de plantes. Résultat, le mobilier urbain réussit à capter les particules fines et nettoyer l'air autant que 275 arbres réunis. CityTree fonctionne avec un réservoir d'eau de pluie, ce qui permet d'alimenter en permanence les végétaux. Le système d'irrigation est pour sa part alimenté par l'énergie solaire.

Les centres-villes vont retrouver de plus en plus de verdure, comme au Canada où plus de 600 médecins militent pour l'installation de plantes en ville.

Une tour géante

L'idée est signée d'un designer hollandais, Daan Roosegaarde. L'inventeur estime avoir imaginé le plus grand purificateur d'air au monde. Il faut dire que du haut de ses sept mètres, sa tour est capable de capturer 30.000 m³ d'air chaque heure ainsi que 75% des particules fines. Grâce à une technologie d'ionisation brevetée, le mobilier réussit à transformer les molécules en air pur.

La Smog Free Tower a d'abord été installée en 2016 à Pékin, où la pollution de la capitale chinoise a justement inspiré le concept du designer ne pouvant pas observer le panorama à plus de 20 mètres en raison d'un brouillard dense. L'invention a remporté en mai dernier en Chine le prix du design du futur. La Smog Free Tower a, depuis, parcouru le monde pour s'installer aux Pays-Bas et en Pologne. 

Un panneau publicitaire

Déployer de nouveaux concepts autour de purificateurs de l'air urbain est devenu le cheval de bataille du designer Daan Roosegaarde. Sa dernière invention, qui a été installée à Monterrey au Mexique, est composée d'une résine spéciale capable de transformer un brouillard de pollution en air plus sain. Cette technologie repose sur le principe de la photocatalyse : c'est l'action des rayons lumineux du soleil qui permet de dégrader les polluants. Voilà un nouvel axe de recherche pour purifier l'air sans compter sur la photosynthèse.