Vers une note environnementale pour les vêtements

Vers une note environnementale pour les vêtements.
Vers une note environnementale pour les vêtements. - © Carina Knig / EyeEm - Getty Images/EyeEm

Une note de A à E sur les vêtements: le gouvernement français et les industriels de l'habillement ont lancé une concertation pour élaborer d'ici 18 mois un "affichage" environnemental dans le secteur textile.

Comme pour les machines à laver

La loi anti-gaspillage promulguée en France ce mardi prévoit la mise en place d'un étiquetage destiné à informer le consommateur sur les caractéristiques environnementales de certains produits et lui permettre de faire des choix éclairés. Le premier secteur à expérimenter la démarche sera celui du textile, un des plus polluants et les plus émetteurs de gaz à effet de serre.

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) travaille depuis plusieurs années à l'élaboration de cet affichage pour le textile mais aussi pour les appareils électroniques, l'ameublement, l'alimentaire et l'hôtellerie.

La note de A à E, accompagnée d'un logo représentant une planète bleue, englobe tout le cycle de vie du produit, des matières premières à la fin de vie en passant par la distribution.

Dans le textile, cet affichage est expérimenté par quelques entreprises comme Décathlon et Okaïdi, mais l'idée est désormais de "changer d'échelle".

10 kilos par an par habitant

La ministre a appelé les industriels français à s'engager dès maintenant dans cette démarche pour "répondre à la demande de plus en plus pressante des concitoyens".

Selon l'Ademe, 624.000 tonnes de textiles (2,6 milliards de pièces de vêtements, linge de maison, chaussures) sont mis sur le marché chaque année en France, soit environ 9,5 kg par habitant.

Et en moyenne, une personne achète 60% de vêtements en plus qu'il y a 15 ans mais les conserve moitié moins longtemps.

Dans ce contexte, "c'est bien d'uniformiser et d'imposer des critères solides et ambitieux pour l'information environnementale sur le textile", a réagi Alma Dufour, de l'ONG Les Amis de la Terre. Mais informer n'est pas suffisant, a-t-elle ajouté, réclamant l'imposition de mesures comme la réduction de la production de vêtements neufs et l'obligation du recyclage.