Vacances: les initiatives des compagnies aériennes pour compenser leur empreinte carbone

Vacances: les initiatives des compagnies aériennes pour compenser leur empreinte carbone
Vacances: les initiatives des compagnies aériennes pour compenser leur empreinte carbone - © guvendemir - Getty Images/iStockphoto

A l'heure des grands départs et des critiques vis-à-vis du transport aérien quant à son lourd impact environnemental, les voyageurs qui ont intégré dans leurs habitudes des gestes en faveur de la planète font face à un choix cornélien s'ils s'apprêtent à embarquer à bord d'un avion.

 

Car le trafic aérien génère à lui seul entre 2% et 3% des émissions de dioxyde de carbone à l'échelle mondiale.

Si les compagnies aériennes vantent leur mérite à acheter des avions toujours plus neufs et moins gourmands en kérosène, elles mettent également en place des projets en faveur de l'environnement.

Tour d'horizon de ces engagements pour voyager le cœur (un peu) plus léger.

Compenser son bilan carbone à la réservation

Lorsqu'ils réservent leur billet d'avion pour Cancun ou l'une des 70 autres destinations desservies par Edelweiss Air (la compagnie long-courrier détenue par Swiss International Air Lines), les passagers ont désormais la possibilité de calculer le bilan carbone de leur déplacement et de compenser les émissions de CO2 en faisant un don équivalent à la fondation MyClimate, qui œuvre pour le climat. Les voyageurs de Lufthansa et de la Swiss pouvaient déjà faire un geste pour la planète mais l'option doit être bientôt intégrée dans le processus de réservation.

Acheter du biocarburant

Selon Finnair, les émissions de CO2 d'un vol peuvent être réduites de 60% à 80% si un biocarburant est préféré. Le transporteur finlandais propose ainsi à ses passagers d'en acheter pour 10 euros, 20 euros ou 65 euros. Autre solution: la mise en place d'une "taxe de compensation", instaurée sur le principe du volontariat. Compter 1 euro pour un aller/retour vers la Finlande, 2 euros vers l'Europe, 6 euros pour un vol intercontinental. Les fonds sont utilisés pour soutenir un projet écologique au Mozambique afin de réduire l'utilisation des fourneaux à charbon et de ralentir la déforestation. 

Contribuer à des projets de reforestation

De son côté, Air France a mis en place un programme intitulé "Trip and Tree", qui apparaît sous la forme d'une option lorsque l'on réserve auprès de la compagnie tricolore. Où qu'ils aillent, les passagers peuvent participer et choisir l'un des projets de reforestation proposés par l'association A Tree For You. A noter que ce don est éligible à une déduction fiscale à hauteur de 66% dans la limite de 20% de ses revenus imposables. 

La chasse au plastique et aux pailles

C'est la grande tendance actuelle dans l'aérien pour les compagnies qui souhaitent communiquer autour de leurs actions en faveur de l'environnement: limiter, voire supprimer, l'utilisation du plastique à bord. En juin dernier, Air France s'est engagé à supprimer 1.300 tonnes de plastique à usage unique d'ici la fin de l'année 2019. Le transporteur avait déjà banni les pailles en 2015. De son côté, la filiale Transavia a pris le même chemin et a remplacé les sacs en plastique par des contenants en kraft. Transavia vise la suppression de 41 tonnes de plastique par an pour l'ensemble de ses vols. L'été dernier, c'était American Airlines qui annonçait troquer les pailles en plastique contre une version biodégradable à bord de ses appareils, mais aussi dans les salons d'aéroports.