Une louve grise retrouvée morte après avoir parcouru 12.700 km pour trouver un compagnon

Sa mort fait actuellement l’objet d’une enquête par des responsables de l’État de Californie afin de déterminer si l’animal est mort de causes naturelles ou a été tué par un chasseur. Si vous vous étonné de la précision du nombre de kilomètres parcourus, c'est en fait parce qu’OR-54 était munie d’un collier que des biologistes lui avaient placé en octobre 2017. Son collier radio, qui était utilisé pour la suivre, a cessé de fonctionner en décembre 2019.

3 images
Une louve gris retrouvée morte après avoir parcouru 12.700 km pour trouver un compagnon © Tina Power - Getty Images/iStockphoto

On apprend dans le Time que la louve s’était séparée de son ancienne meute à la recherche d’un compagnon pour se reproduire ou d’une nouvelle meute et qu’elle se déplaçait depuis, sans s’établir à un endroit précis. Une nouveauté en Californie qui n'a revu les loups sur ses terres qu'en 2011 et que jusque là, aucun loup ne s’était encore déplacé dans les régions du sud que OR-54 a explorées.

Amaroq Weiss, un défenseur des loups de la côte ouest au Center for Biological Diversity, déclare que la mort de la louve est dévastatrice et ce, quelle qu’en soit la cause. Cet évènement est véritablement tragique vu la difficulté de réintroduire les loups en Californie. Pour lui, comme le célèbre loup OR-7 arrivé en Californie il y a des années et le père de notre louve décédée, OR-54 était une lueur d’espoir qui a montré que les loups peuvent revenir et s’épanouir dans cette région des États-Unis.

3 images
Une louve gris retrouvée morte après avoir parcouru 12.700 km pour trouver un compagnon © Tina Power - Getty Images/iStockphoto

Les loups gris sont protégés par la loi fédérale et la loi régionale sur les espèces menacées. En tuer un est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison et d’une amende de 100.000$.

Selon le Center for Biological Diversity, moins d’une douzaine de loups gris vivent maintenant en Californie, ils auraient été anéantis au début du XXe siècle dans l’État par un programme national d’éradication, financé par le gouvernement au nom de l’industrie de l’élevage (un peu comme dans nos contrées européennes).