Une jeune femme de 23 ans crée un bioplastique qui se décompose en 6 semaines

Une jeune femme de 23 ans crée un bioplastique qui se décompose en 6 semaines
Une jeune femme de 23 ans crée un bioplastique qui se décompose en 6 semaines - © Thomas Demarczyk - Getty Images/iStockphoto

Lucy Hugues, une étudiante anglaise, est parvenue à créer un bioplastique fait à partir de peau de poisson qui se décompose tout seul en 6 semaines. Un petit miracle pour notre planète ?

Pas besoin de le répéter (ou peut-être que si) le plastique est un fléau pour la nature et il est temps que l’on se batte contre les 8 millions de tonnes qui sont jetées dans les eaux et océans chaque année (chiffre de l’ONU). Joyce Msuya, directrice exécutive par intérim d’ONU Environnement, avait déclaré que le monde est en train de s’étouffer avec le plastique. Une image qui risque de devenir une réalité.

 

MarinaTex

Heureusement que certaines personnes tentent de trouver des solutions ! C’est le cas de Lucy Hugues, étudiante de l’Université du Sussex, qui a réussi à créer un nouveau type de plastique totalement écologique et biodégradable. Que demande le peuple ?

MarinaTex, c’est le nom donné à ce bioplastique, est composé de déchets de poissons (peau et écailles) issus de l’industrie de la pêche commerciale et d’agar, une substance naturelle présente dans les algues rouge. Il se présente sous la forme d’une feuille translucide (pas complètement transparente), plus solide qu’une feuille de plastique.

L’usage le plus pratique sera de remplacer les emballages de denrées alimentaires et autres produits à usages uniques, qui polluent le plus notre planète.

"Le plastique est un matériau extraordinaire et nous avons donc eu tendance à en devenir trop dépendants en tant que designers et ingénieurs. […] Créer MarinaTex représente pour moi une forme d’engagement en matière d’innovation et de choix de matériau en intégrant des valeurs comme la durabilité, le local et le circulaire dans le design” explique Lucy Hugues.

Elle a reçu 30 000 £ pour continuer ses recherches et 5 000 £ pour son département universitaire grâce au prix du concours James Dyson.