Une étude montre pour quels animaux on a le plus d'empathie

Une étude montre pour quels animaux on a le plus d'empathie
3 images
Une étude montre pour quels animaux on a le plus d'empathie - © Westend61 - Getty Images/Westend61

Une étude réalisée par trois chercheurs français et publiée dans la revue Nature présente un classement des espèces que l’on a envie de sauver ou non.

3500 personnes se sont prêtées à l’exercice consistant à choisir entre des animaux/végétaux/organisme vivants présentés par paires : un koala vs une mouche ; un lémurien vs un serpent, une anémone vs un crapaud, etc. Les chercheurs ont alors défini le degré d’empathie (compréhension des émotions de l’autre) et la compassion (comprendre la détresse et vouloir y remédier) des humains envers les différentes espèces.

Le bas du panier : les tiques

Sans grande surprise, un des vivants le moins aimé est la tique, cet acarien qui se nourrit du sang des animaux (et du nôtre aussi). Selon les propos d’Aurélien Mirallès, recueillis par 20minutes, la tique ce n’est pas seulement qu’on n’a pas d’empathie ni de compassion pour elle, c’est qu’on la déteste carrément. On souhaite presque sa mort !

D’autres espèces accompagnent la tique dans le bas du classement : le cactus, le champignon ou la méduse par exemple. Et si l’on ne regarde que l’empathie, ce sont la coquille Saint-Jacques et l’algue marine dont les participants ont le plus de mal à comprendre les émotions.

Plus un animal nous ressemble, plus on a envie de le sauver

L’orang-outan est l’espèce qui comptabilise le plus haut score de l’étude et ce, dans les deux domaines (empathie et compassion). Il est suivi de près par d’autres grands singes comme le gorille et le chimpanzé. Des espèces qui nous ressemblent, pas besoin d’une étude pour se rendre compte de ça. Ce que l’étude démontre par contre c’est que l’on a plus facilement des comportements positifs et une volonté de sauver et d’aider ces espèces qui nous ressemblent.

"En Europe, une étude allemande a récemment montré que les populations d’insectes ont chuté, c’est véritablement catastrophique, et pourtant cela nous émeut moins, car ce sont des organismes pour lesquels nous n’avons ni empathie ni compassion", note le chercheur. Par contre, les photos de koalas qui sont partout depuis les incendies en Australie font venir des dons colossaux pour aider cette espèce qui, étrangement, n’a pas un score aussi élevé qu’on pourrait le penser (sans pour autant être au niveau des araignées). "Ils sont logiquement là où ils devaient se trouver" précise Aurélien Mirallès.

Et puis l’humain a aussi été intégré dans l’étude et, fait qui étonnera certains et non d’autres, on a moins d’empathie pour l’homme que pour les orangs-outans !