Un énorme trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique

Cependant, les experts s’attendent à ce que le trou disparaisse dans les semaines à venir et ne posera probablement aucun problème à la population de la planète.

"Ce sont les températures inhabituelles cette année qui ont conduit à des niveaux inhabituels de nuages stratosphériques polaires, ce qui a conduit à un appauvrissement inhabituel de la couche d’ozone", a déclaré Paul Newman à NBC News. Il est le scientifique en chef pour les sciences de la terre au Goddard Space Flight Center de la Nasa à Greenbelt, dans le Maryland.

Ce trou n’est pas lié au Coronavirus qui a provoqué une chute spectaculaire de la pollution atmosphérique et réduit les émissions de gaz à effet de serre (ce qui est une bonne chose). La communauté scientifique observe la formation de trous dans la couche d'ozone depuis des années mais cela se produit plus souvent au Pôle Sud comme nous l'explique cet article.

"Le trou est principalement une curiosité géophysique"

Comme l’a expliqué à The Guardian Vincent-Henri Peuch, directeur du service de surveillance de l’atmosphère Copernicus. "Nous avons surveillé des conditions dynamiques inhabituelles, qui entraînent le processus d’appauvrissement chimique de l’ozone. Cette dynamique a entraîné des températures plus basses et un vortex plus stable que d’habitude sur l’Arctique, ce qui a ensuite déclenché la formation de nuages stratosphériques polaires et la destruction catalytique de l’ozone".

Selon le rapport du Guardian, il est trop tôt pour déterminer si les conditions stables du vortex polaire arctique sont liées au réchauffement climatique ou à une partie de la variabilité météorologique stratosphérique normale.

Paul Newman met en évidence un autre facteur qui a influencé la formation du trou d’ozone : le manque observé de mélange d’ozone dans la stratosphère. Au cours d’une année normale, les systèmes météorologiques peuvent produire de grosses vagues atmosphériques qui remontent de la basse atmosphère à des altitudes plus élevées, mélangeant l’ozone dans la stratosphère. Mais cette année a été étrangement calme, selon lui.