Que faire des places de parking libérées dans les villes sans voiture ? Des cafés, des bureaux, des ateliers...

Que faire des places de parking libérées dans les villes sans voiture ? Des cafés, des bureaux, des ateliers...
Que faire des places de parking libérées dans les villes sans voiture ? Des cafés, des bureaux, des ateliers... - © LISELOTTE SABROE - AFP

La maire de Paris Anne Hidalgo vient d'annoncer la suppression de 70.000 places de parking, soit la moitié de la capacité totale de la capitale, d'ici 2026. Des mètres carrés soudain libérés. La transformation de ces espaces s'accélère : quelles solutions pour les réaménager ?

Anne Hidalgo a appelé les internautes à réfléchir à la transformation des places de parkings de la capitale en espace "plus apaisé, plus sûr, plus végétalisé" via une consultation citoyenne. "Que feriez-vous de 10 m² en bas de chez vous ?" demande-t-elle sur son compte Twitter.


Lire aussi : Un nouveau confinement ? Même pas peur avec la ville du futur qui nous attend


Les parkings : des lieux à réinvestir dans un avenir sans voiture

Cette démarche s'inscrit dans l'imagination et la conception d'une ville avec moins de voitures. Projet entamé depuis quelques années mais que la crise sanitaire a accéléré dans les grandes métropoles avec le déploiement par exemple de nouvelles pistes cyclables, l'interdiction de boulevards principaux aux voitures ou la suppression des stationnements.

Lorsqu'il y aura moins de voitures dans les centres-villes, que ferons nous de ces espaces inutilisés puisqu'aux quatre coins du monde, les centres-villes deviennent piétons ?

Grâce à "l'urbanisme tactique", l'utilisation de l'espace public urbain est amené à être repensée.

L'exemple le plus récent demeure l'aménagement de terrasses de restaurants durant l'été sur les stationnements dans les centres-villes de Bruxelles et d'autres villes pour augmenter les places dans les restaurants. Cette initiative éphémère pourrait bien devenir permanente dans les années à venir.

Concernant les parkings à plusieurs étages, qu'ils soient souterrains ou non, plusieurs idées ont déjà émergé depuis quelques années. Des étudiants à l’École de design Nantes Atlantique par exemple ont redessiné les contours de ce nouvel urbanisme en 2018 en voulant transformer les grands parkings de centres-villes en lieux hybrides, mélangeant espaces culturels et lieux de rencontres.

Un jardin, des jeux pour enfants, une scène sur le toit, des galeries d'art et boîtes de nuit dans les étages les plus bas ou encore des ateliers de réparation de vélo, ces parkings transformés serviraient de nouveaux lieux de rencontres dans les villes.

Et pourquoi ne pas travailler sur sa place de parking ?

D'autres ont ouvert les portes au monde du travail. Au départ pour protester contre le prix des loyers et des places dans les coworkings à San Francisco, ville connue pour ses avancées en terme d'écologie, l'entrepreneur Victor Pontis a installé une chaise, une table et son ordinateur sur une place de parking payante en plein centre-ville.

Au-delà de l'aspect contestataire, qui a vu naître le mouvement WePark, on peut y voir une piste pour installer des structures plus petites mais qui accueilleraient, pourquoi pas, les nouveaux bureaux de demain.