Objectif zéro déchet dans la chambre et le dressing : les astuces durables

RTBF Tendance a lancé une série "Zéro déchet", dans laquelle on vous fournit chaque semaine des conseils, astuces et idées pratiques zéro déchet pour chaque pièce de la maison.

Avec le zéro déchet, de nombreux Belges tentent d’adopter un autre mode de vie dans leur quotidien pour se diriger petit à petit vers une consommation plus durable et plus respectueuse pour la planète. Le mouvement zéro déchet (en anglais : zero waste) consiste en effet à prendre conscience de l’impact que notre consommation "classique" génère sur notre environnement et à adopter, en conséquence, une stratégie pour réduire au maximum nos déchets.

Après avoir exploré les grands principes de base de la pratique zéro déchet, et de s’être attaqué à la salle de bains (la deuxième pièce la plus polluante de la maison), voici nos astuces pour une chambre zéro déchet !

Une chambre zéro déchet, c’est (relativement) facile

Contrairement à la salle de bains et à la cuisine, on ne produit pas beaucoup de déchets dans la chambre. Si on dresse un inventaire des déchets qui pourraient sortir de cette pièce, on peut lister :

  • Les mouchoirs en papier

  • Les bouteilles d’eau

  • Les produits antimoustiques

  • Le linge de lit

  • Le lubrifiant ou les préservatifs

  • Les meubles

  • Les vêtements

Vous l’aurez compris, outre les vêtements, tendre vers le zéro déchet dans la chambre se fait donc sur le long terme puisque la plupart des objets qui la compose ne se remplacent pas quotidiennement (en principe, vous ne changez pas de matelas ou de couette tous les jours).

Les 5 R de Béa Johnson appliqué à la chambre

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© Getty Images

Comme pour la salle de bains, reprenons la fameuse "règle des 5 R" de Béa Johnson (à suivre en ordre de priorité du haut vers le bas), et appliquons-la aux particularités de cette pièce :

  • Refuser : dire non au superflu et refuser de faire "entrer" de nouveaux futurs déchets. Pour la chambre, ça ne devrait pas être trop compliqué puisque cette pièce ne nécessite pas grand-chose pour être fonctionnelle et durable, et vous ne serez pas forcément tenté(e) d’acheter une nouvelle table de nuit toutes les semaines. Pour les vêtements en revanche, ce n’est pas si simple. Posez-vous la question : est-il vraiment indispensable d’en acheter de nouveaux si votre dressing est déjà rempli à craquer ?

  • Réduire : vivre mieux avec moins. Comme pour la salle de bains, un gros tri s’impose ! Faites de la place dans votre dressing et mettez de côté ce que vous ne portez plus. Pour vous aider dans ce processus, vous pouvez vous inspirer de la technique de rangement FlyLady, du "projet 333" ou de la célèbre méthode KonMari. En plus de faire de la place dans votre garde-robe, vous remarquerez que c’est ultra-libérateur de n’avoir que ce dont vous avez a besoin à portée de mains.

  • Réutiliser : réutiliser ce qui peut encore servir, et le réparer si cela est possible. Par exemple, les vêtements que vous ne mettez plus peuvent être vendus, donnés à des associations (ou à votre entourage) ou même réutilisés pour des petites créations couture ; vos lampes de chevet cassées peuvent sans doute être réparées, etc.

  • Recycler : à défaut de pouvoir réduire, réutiliser ou réparer, triez ce qui est à jeter pour permettre aux matériaux d’être réutilisés.

  • Composter : cela ne concerne que les résidus alimentaires et les matières organiques et ce point ne s’applique donc pas vraiment à la chambre.

Une chambre et un dressing durable : comment faire ?

Après avoir trié, rangé, réparé, il se pourrait que vous soyez amené(e) à remplacer certains objets, ou à en acheter de nouveaux. Voici quelques exemples pour privilégier le durable et le seconde main dans la chambre :

  • Les mouchoirs en papier peuvent être remplacés par des mouchoirs en tissu (vous pouvez même les coudre à partir de vieux vêtements que vous n’utilisez plus) ;

  • Un verre d’eau, une gourde ou une carafe remplacent une bouteille d’eau en plastique jetable ;

  • Les produits antimoustiques, souvent suremballés et bourrés de produits nocifs, se remplacent par une moustiquaire et une belle citronnelle (ça ajoute une petite touche de déco par la même occasion et ça sent si bon) ;

  • Pour le textile (linge de lit, vêtements, etc.) : privilégiez les vêtements de seconde main et les marques écoresponsables (que l’on retrouve désormais même dans les grandes enseignes de prêts-à-porter)

  • Pour remplacer vos meubles : achetez d’occasion et dans des associations de seconde mains (Emmaüs, les Petits Rien, etc.) plutôt que dans les grandes enseignes. Les meubles seront souvent de meilleures qualités et si le look ne vous plaît pas, vous pouvez toujours les repeindre ;

  • Les préservatifs ne peuvent être remplacés. En revanche, il existe des alternatives pour le lubrifiant. On retrouve assez facilement sur internet des recettes DIY de lubrifiants naturels (par ailleurs bien plus sains pour la flore vaginale) à base de gel d’aloé véra, qui sont compatibles avec les préservatifs. L’huile de coco est également très appréciée, mais elle n’est malheureusement pas compatible avec la composition des condoms (attention, donc).

  • Les matelas sont souvent fabriqués à partir de fibres synthétiques non biodégradables. Pensez éthique au moment de changer votre literie et privilégiez les labels verts, l’éco-friendly et la certification "OEKO TEX standard 100" (qui certifie que le produit n’a pas été fabriqué à partir de substances nocives et que les fibres utilisées sont naturelles et durables).

Quelques sources d’inspiration

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© Getty Images

Pour vous aider dans votre démarche, il existe de nombreux blogs et livres qui traitent du sujet, comme :

Et pour vous aider à faire du tri et à "minimaliser", il y a aussi :