Les Ig Nobel : les Nobels de l’improbable qui récompensent les études scientifiques loufoques

Les Ig Nobel sont organisés chaque année depuis 31 ans pour récompenser de réelles études un peu WTF qui n’ont aucune chance aux véritables Nobel (qui auront lieu dans un mois).

Marc Abrahams, américain, organise cette cérémonie habituellement dans le Théâtre Sanders de l’université Harvard pour honorer de faux prix Nobel des études scientifiques qui font rire, sourire ou qui interpellent. Les résultats sont tombés pour cette édition qui s’est tenue en ligne, coronavirus oblige. La récompense n’est bien entendu pas la même que pour les Nobel officiels puisque les vainqueurs des 10 catégories (qui changent en fonction des propositions d’études) reçoivent un billet de 10.000 milliards d’anciens dollars zimbabwéens qui ne vaut rien.

Pour pousser l’humour un peu plus loin, ce sont de vrais lauréats du prix Nobel (le vrai de vrai) qui ont remis 10 Ig Nobel à des scientifiques, des économistes, des médecins et des mathématiciens de 24 pays des six continents.

  • Prix Ig Nobel de la paix

Une étude sur les hommes qui ont développé des barbes pour protéger leur visage lors des combats à mains nues, de David Carrier, professeur de biologie à l’Université de l’Utah.

  • Prix Ig Nobel de médecine

Une recherche suggérant que le sexe avec orgasme est un décongestionnant nasal efficace, de Cem Bulut, professeur aux cliniques SLK à Heilbronn en Allemagne.

  • Prix Ig Nobel de chimie

Une étude sur les odeurs émises par le public du cinéma qui changent en fonction de ce qui est visionné (violence, comédie, suspense, etc.), du professeur Jonathan Williams, chimiste atmosphérique au Max Planck Institute for Chemistry.

  • Prix Ig Nobel d’économie

Un algorithme de vision de photos de politiciens pour prouver que l’obésité est " fortement corrélée " avec la corruption nationale, de Pavlo Blavatskyy, professeur à Montpellier Business School.

  • Prix Ig Nobel de physique

Une étude qui explique pourquoi les piétons n’entrent pas constamment en collision, de Alessandro Corbetta, Jasper A. Meeusen, Chung-min Lee, Roberto Benzi, et Federico Toschi.

  • Prix Ig Nobel de cinétique

Une étude qui explique pourquoi les piétons entrent quand même parfois en collision, de Hisashi Murakami, Claudio Feliciani, Yuta Nishiyama, et Katsuhiro Nishinari.

  • Prix Ig Nobel d’entomologie

Une étude sur l’éradication des blattes sur les sous-marins grâce à un insecticide organophosphoré très puissant, de John Mulrennan, Jr., Roger Grothaus, Charles Hammond, et Jay Lamdin.

  • Prix Ig Nobel du transport

Une étude sur le transport aérien de rhinocéros tranquillisés à l’envers qui serait probablement mieux pour eux que de les porter sur le côté dans des écharpes, de Robin Radcliffe, Mark Jago, Peter Morkel, Estelle Morkel et autres.

  • Prix Ig Nobel d’écologie

Une recherche sur l’éventail de bactéries vivant sur le chewing-gum collé aux trottoirs depuis des années, de Leila Satari, Alba Guillén, Àngela Vidal-Verdú, et Manuel Porcar.

  • Prix Ig Nobel de biologie

Les travaux approfondis sur les ronronnements, les gazouillis, les sifflements, les hurlements, les grognements et les miaulements qui constituent la communication féline, du Dr Susanne Shötz de l’Université de Lund.