Les dirigeants des pays doivent "faire plus" pour la planète, selon des citoyens à travers le monde

14.627 adultes ont participé à cette étude réalisée en partenariat avec l'Institut Yougov, soit environ 2.000 personnes pour chacun des sept pays étudiés (Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Pologne, Royaume-Uni, États-Unis). Les sondés ont été invités à donner leur avis sur la qualité des politiques environnementales appliquées par le gouvernement de leur pays.

9 sondés sur 10 estiment que leur gouvernement n'en fait pas assez

Sans surprise, les réponses à cette dernière question sont unanimes : dans six des pays étudiés, au moins neuf participants sur dix sont tombés d'accord pour dire que leurs gouvernements devraient faire plus pour l'environnement. 

Aux États-Unis, ce chiffre passe à 79%. Les sondés qui ont voté pour Donald Trump lors des élections américaines en novembre 2020 ne sont par exemple que 55% à considérer que le gouvernement américain devrait être davantage proactif sur l'écologie, quand ce point de vue est partagé par 95% des Américains ayant voté pour l'actuel président Joe Biden. Une différence qui ne surprend pas au vu du climatoscepticisme assumé de l'ancien président des États-Unis. 

La prise de conscience est mondiale, au-delà des clivages politiques

Au Royaume-Uni, la différence entre les partis conservateur (87%) et travailliste (97%) s'avère toutefois moins importante, tout comme les électeurs pro et anti-Brexit  (96% contre 86%). Preuve que la nécessité d'agir au niveau environnemental devient de plus en plus une évidence pour les citoyens, au-delà des couleurs politiques.

"Les questions environnementales ont longtemps incarné les divisions politiques de la société mais la situation est peut-être en train de changer", explique l'auteur de l'étude.

"Nous pouvons voir un consensus écrasant émerger en faveur d'une action gouvernementale plus importante pour protéger l'environnement dans les grandes nations", ajoute-t-il dans un communiqué le Dr Lee de-Wit, psychologue politique à l'université de Cambridge et co-auteur de l'étude. 

Le protection de la faune et de la flore en tête des préoccupations

Les sondés ont également "voté" pour les politiques pro-environnementales qu'ils voudraient voir soutenues par leur pays lors de la COP26, qui se tiendra en novembre prochain à Glasgow (Écosse).

Celles visant à préserver la faune, la flore et la vie marine sont les plus encouragées, suivies des projets de reforestation et de l'investissement dans les technologies "propres". 

"Les résultats de cette enquête montrent clairement qu'indépendamment de l'âge, du sexe et de la nationalité, les citoyens du monde entier veulent que les gouvernements fassent plus pour protéger l'environnement", commente le Dr Sander van der Linden, directeur du Social Decision-Making Lab de Cambridge, qui a pris part à la recherche.