Les cuirs végans et durables s'imposent (enfin) en maroquinerie

Cuirs de pomme, de champignon, ou d'ananas : la maroquinerie ne jure désormais que par les alternatives véganes au cuir animal.
Cuirs de pomme, de champignon, ou d'ananas : la maroquinerie ne jure désormais que par les alternatives véganes au cuir animal. - © CeltStudio/Shutterstock

Après Hermès et son sac en fibres de champignons, c'est au tour de la marque Genny de miser sur les alternatives au cuir animal. La marque de luxe s'apprête à commercialiser sa première capsule de maroquinerie en cuir de pomme, témoignant de l'engagement croissant du secteur en faveur d'une mode plus durable.

Après le prêt-à-porter et les sneakers, c'est au tour de la maroquinerie de passer à cinq fruits et légumes par jour. Champignon, pomme, ananas, raisin, banane et même déchets de maïs…

Les plus grandes maisons de luxe redoublent d'imagination et d'innovation pour répondre à une demande de plus en plus forte des consommateurs : faire en sorte que les it-bags de demain soient éthiques et durables.

La pomme, l'incontournable du cuir végétal

La dernière en date dans l'univers du luxe n'est autre que la marque Genny, qui proposera le 22 avril prochain, en ligne et à l'occasion de la Journée Mondiale de la Terre, un premier sac en cuir de pomme.

Fabriqué en Italie, ce modèle végan et durable a en réalité été conçu à partir de déchets de pommes.

Ce n'est pas la première fois que le cuir de pomme fait parler de lui dans l'industrie de la mode. La start-up italienne Frumat a déjà collaboré avec plusieurs marques pour développer des pièces de prêt-à-porter et des sneakers à partir de cette matière, qui apparaît comme révolutionnaire et peu coûteuse puisque fabriquée à partir de déchets de pommes tout droit issus de la production alimentaire.

Des marques comme Tommy Hilfiger et Caval ont déjà été séduits par le cuir de pomme, qui met fin à la cruauté animale, participe à la réduction du gaspillage et se révèle être a fortiori une source (quasi) inépuisable.

La griffe française Ashoka Paris a justement fait de la maroquinerie et des accessoires végans et éthiques sa marque de fabrique, collaborant notamment début 2020 avec une certaine Pamela Anderson autour d'une ligne de sacs à main engagés en… Apple Skin.

Le champignon, l'outsider qui monte

Et si la pomme a rapidement remporté les faveurs du secteur, elle doit désormais composer avec un adversaire de taille : le champignon. Initialement peu connu, il se crée progressivement une place de choix auprès des plus grandes maisons pour ses qualités environnementales.

L'un des maroquiniers de luxe les plus convoités de la planète, Hermès, a récemment collaboré avec la start-up MycoWorks pour développer un premier sac composé partiellement de fibres de champignons. Preuve que le secteur innove et réfléchit à un futur plus éthique et responsable.