Les chiens feraient des crises d'adolescence comme les humains

Pas besoin de réciter tous les ennuis comportementales que l'on retrouve à l'adolescence, on est tous passés par là et certains les revivent avec nostalgie à travers leurs enfants. Si votre ado vous saoule, vous allez peut-être en avoir deux à la maison parce qu'il s’avère que c’est la même chose pour les chiens adolescents d’après The Guardian, qui relaie cette étude !

Les chercheurs affirment qu’ils ont constaté que les chiens sont moins sensibles aux instructions de leur soignant pendant l’adolescence. Le Dr Lucy Asher, co-auteur de la recherche à l’Université de Newcastle, explique que "généralement, les adolescents qui ont une relation moins sûre avec leurs parents sont ceux qui sont plus susceptibles de montrer plus de comportements conflictuels envers leurs parents. C’est la même conclusion que nous avons [entre les chiens adolescents et leurs soignants]".

Une étude sur 162 chiens d’âges différents

3 images
Les chiens vivraient des difficultés émotionnelles à la puberté comme les humains © Iuliia Zavalishina - Getty Images/iStockphoto

Plusieurs expériences ont été réalisées pour en arriver à ces conclusions. Par exemple, celle de l'Université de NewCastle a examiné à quel point les chiens obéissaient ou pas à différents âges lorsqu'ils étaient soumis à des commandes simples telles que "s’asseoir". Les races étudiés étaient principalement des races de futurs chiens guides (bergers allemands, goldens retrievers, labrador retrievers ou croisements de ces races), des races qui commencent la puberté à environ six à neuf mois.

L'étude a pris en compte 82 chiens âgés de cinq mois et 80 chiens âgés de huit mois. Les résultats n'ont pas tardés : les adolescents étaient moins obéissants que les jeunes chiots aux ordres de leurs soignants. 

"Ils sont près de deux fois plus susceptibles d’ignorer la commande 'assis' à huit mois par rapport à cinq mois", explique Lucy Asher.

Ils testent la relation, comme un adolescent humain

3 images
Les chiens vivraient des difficultés émotionnelles à la puberté comme les humains © MB Photography - Getty Images

Lucy Asher suggère que, comme pour les humains avec leurs parents, les chiens qui ont une relation moins épanouie avec leur soignant peuvent "jouer" pour tester la force de cette relation. Si pour les humains c'est seulement pour déterminer leurs limites et déclarer leur indépendance, chez les chiens, cela pourrait aider l’animal à déterminer s’il vaut mieux rester avec son soignant ou suivre ses pulsions reproductives pour trouver un compagnon.

Cette recherche pourrait aider les propriétaires à mieux comprendre leurs chiens et à leur laisser un peu de mou. En effet, le pic des propriétaires abandonnant leurs chiens augmente à l’adolescence et pourrait ainsi être évité. "Peut-être qu’ils ne se conduisent pas mal simplement parce qu’ils sont méchants mais c’est comme chez les humains : les hormones font rage et il se passe des choses dans le cerveau", explique Lucy Asher.