Le trou noir au centre de la Voie lactée serait-il en fait de la matière sombre ?

Une équipe de chercheurs du Centre international d’astrophysique relativiste a trouvé des preuves suggérant que Sagittaire A* n’est pas un trou noir massif mais plutôt une masse de matière noire.

L’étude, publiée dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society : Letters, reprend les preuves que les scientifiques ont rassemblées pour expliquer que la masse sombre au centre de la galaxie, que la communauté scientifique s’accorde à décrire comme un trou noir supermassif (de 4 millions de fois la masse du Soleil), serait en fait un noyau de matière sombre.


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Sagittaire A* reste encore une énigme, comme le souligne sciencealert. N’ayant jamais été observé, les astronomes ont déduit son existence ainsi que sa nature (trou noir) en fonction des astres qui gravitent autour et de leurs comportements sous l’effet gravitationnel attendu d’un tel monstre.

L’anomalie qui change la théorie

Cependant, les chercheurs suggèrent qu’un autre type de masse pourrait produire les mêmes réactions et pourrait même permettre d’expliquer certaines anomalies qui ont été observées.

En effet, en 2014, un nuage de gaz (nommé G2) se déplaçait vers Sagittaire A* et aurait dû être détruit et "aspiré" par le trou noir. Pourtant, il est passé d’un état normal et compact à quelque chose de long et étiré, avant de redevenir un objet compact. Finalement, il en est sorti indemne et a simplement continué son petit bonhomme de chemin à travers la galaxie.

Un comportement plus qu’étrange si on part de l’hypothèse que Sagittaire A* est un trou noir, selon une équipe d’astrophysiciens dirigée par Eduar Antonio Becerra-Vergara du Centre international d’astrophysique relativiste.


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Ayant cette anomalie en tête, les chercheurs ont fait une simulation sur ordinateur en remplaçant le trou noir par un noyau de matière sombre. Selon leurs calculs, la Voie lactée pouvait fonctionner à peu près de la même manière qu’avec un trou noir. Les étoiles proches se comporteraient de la même manière, auraient la même courbe de rotation et un nuage de gaz ne s’y ferait pas aspirer… Affaire à suivre !