Le maillot de bain se met (lui aussi) au vert

Amorcée bien avant la crise sanitaire, la révolution verte du secteur du balnéaire semble s'être accélérée ces derniers mois pour faire face aux enjeux de la durabilité et répondre aux nouvelles attentes des consommateurs. Si quelques marques s'étaient lancées l'an dernier en proposant des collections plus responsables, les maillots de bain éco-conçus semblent devenir la norme. Ils sont tout du moins omniprésents dans la plupart des nouvelles collections.

L'upcycling investit les collections swimwear

L'upcycling ou surcyclage consiste à récupérer des matériaux en fin de vie ou non exploités pour les transformer en de nouveaux produits plus qualitatifs. Un procédé que les maisons de prêt-à-porter maîtrisent désormais à merveille et qui fait aujourd'hui le bonheur des professionnels du swimwear.

Pour les maillots de bain, cela consiste la plupart du temps à utiliser des tissus qui "dorment" dans des usines pour diverses raisons, pour les transformer en bikinis, trikinis et autres maillots. De nombreuses marques proposent désormais des maillots de bain confectionnés à partir de tissus inutilisés : TriumphRoseanna, Banana Moon ou Anja Paris.

La marque Daïva va encore plus loin dans ses engagements. Jusqu'alors, elle imaginait des imprimés exclusifs et uniques pour chacune de ses collections. Afin de limiter les déchets, elle a fait le choix de récupérer les chutes de tissus des best-sellers non utilisés pour créer une partie de sa collection en upcycling. Un choix qui témoigne de la volonté des marques d'accélérer leur mutation pour réduire leur empreinte environnementale.

L'Econyl et le Seaqual, deux alliés de taille

Pour se réinventer, le secteur du balnéaire se tourne également vers de nouveaux tissus moins nocifs pour la planète. A la recherche de votre nouveau maillot de bain, vous serez susceptible de tomber sur les termes "Econyl" ou "Seaqual", deux fibres devenues incontournables dans le swimwear, bien qu'elles ne soient pas les seules.

La première est une fibre de nylon régénéré et recyclable à l'infini élaborée à partir de déchets collectés dans les océans comme dans les décharges.

La deuxième repose sur le même principe puisqu'il s'agit de donner vie à une fibre textile à partir de déchets plastiques marins.

Nul besoin d'expliquer pourquoi ces nouvelles matières s'imposent depuis des mois comme des alternatives responsables non négligeables pour un secteur confronté à de nouveaux défis environnementaux.

Nombreuses sont les marques qui, cette année, (ré)introduisent ces deux matières pour proposer des modèles plus responsables. C'est le cas de Benetton, pour l'homme et pour la femme, mais également de Balzac ParisDimanche Swimwear, Anja ParisCoco Frio, OceaLah ou encore Atelier Unes.

Le caoutchouc naturel remplace le néoprène

Si l'on s'intéresse aux maillots de bain plus techniques et autres combinaisons de surf, on s'aperçoit qu'une matière est sur le point de se substituer durablement au néoprène : le caoutchouc naturel Yulex, matière renouvelable et végétale qui dispose des mêmes caractéristiques techniques que le néoprène, particulièrement polluant. Cette matière est commercialisé depuis des années par la marque Patagonia et elle semble faire des émules à travers le monde.

D'autres alternatives durables ont émergé ces dernières années dans ce secteur, témoignant encore une fois de la volonté des marques de poursuivre et d'accélérer leurs efforts en matière de durabilité. Autant dire qu'il sera difficile cet été de ne pas arborer un maillot de bain green pour barboter dans l'eau...