Le Japon, la Corée du Sud et la Chine s'engagent pour la neutralité carbone d'ici 2050

Premier pays émetteur de dioxyde de carbone au monde, la Chine a fait la promesse de devenir neutre en carbone d'ici 2060.
Premier pays émetteur de dioxyde de carbone au monde, la Chine a fait la promesse de devenir neutre en carbone d'ici 2060. - © Hung_Chung_Chih / IStock.com

Zéro carbone d'ici 2050. C'est l'objectif annoncé par le président de la Corée du Sud Moon-Jae in ce mercredi 28 octobre.

Une décision similaire à celles récemment prises par la Chine et le Japon, 3 pays d'Asie qui comptent parmi les plus pollueurs au monde.

Pour ces gros pollueurs, "la clé est l'innovation"

Moon-Jae in a expliqué vouloir mettre fin à sa dépendance aux combustibles fossiles, au profit de l'utilisation des énergies renouvelables. Pour y parvenir, le plan "Green New Deal" lancé en juillet dernier, prévoit d'investir plusieurs milliards de dollars destinés à développer les infrastructures vertes (dont 30.000 bâtiments économes en énergie), l'énergie propre et la production de véhicules électriques (1,13 million de voitures).

Deux jours plus tôt, le Premier ministre japonais a annoncé son objectif de ne plus émettre d'émissions de gaz à effet de serre et de parvenir à une neutralité carbone d'ici 2050.

Pour le pays du Soleil levant, sixième plus gros émetteur de gaz à effet de serre au monde selon l'Agence internationale de l'énergie, le plus grand défi consiste à réduire sa dépendance au charbon

"La réponse au changement climatique n'est plus une contrainte pour la croissance économique", a déclaré le dirigeant du Japon dans un discours devant le Parlement le lundi 26 octobre, ajoutant que "la clé est l'innovation". Le Premier ministre japonais a notamment mentionné son intention d'encourager l'utilisation des énergies renouvelables et l'énergie nucléaire pour effectuer cette transition. 

La Chine au pied du mur de la transition énergétique

Le 22 septembre, c'est le président chinois Xi Jinping qui a créé la surprise en expliquant dans un discours à l'Assemblée générale des Nations unies son ambition devenir neutre en carbone avant 2060. Un enjeu gargantuesque pour ce pays, premier émetteur de dioxyde de carbone au monde, qui impliquera la sortie progressive de l'économie chinoise de sa dépendance aux combustibles fossiles, où les centrales au charbon représentent près de 65% de la production d'électricité du pays. 

Comme le souligne une analyse parue dans Nature, "la Chine doit d'abord commencer à produire la plus grande partie de son électricité à partir de sources à émission zéro, puis étendre l'utilisation de cette énergie propre partout où cela est possible, par exemple en passant des voitures à essence aux voitures électriques. Elle aura également besoin de technologies permettant de capter le CO2 libéré par la combustion de combustibles fossiles ou de biomasse et de le stocker sous terre".