Le dégriffage des chats, une torture toujours légale dans certains pays

D'après les spécialistes, extraire les griffes d'un félin a des conséquences physiques et psychologiques sur lui. Cette opération est pourtant courante en Amérique du Nord.

 

Le dégriffage équivaudrait pour l'homme à se faire amputer d'une partie de ses dix doigts. Pourtant, afin de préserver leurs meubles ou se prémunir d'éventuelles égratignures, certains sont prêts à infliger cette ablation à leur chat. Selon les spécialistes, cette opération constitue une torture pour le félin. Elle peut provoquer chez lui des séquelles irréversibles telles que des difficultés à se déplacer, des problèmes de dos mais aussi des troubles du comportement. «Ils enlèvent la première phalange. C'est écœurant ce qu'ils font à ces chats», dénonce une militante pour la cause animale.

 

Une exaction toujours permise

Le dégriffage est aujourd'hui interdit dans une quarantaine de pays à travers le monde, notamment dans l'Union européenne, où la quasi-totalité des gouvernements ont mis un terme à cette pratique. Mais dans certaines régions du globe, cette opération douloureuse est monnaie courante. C'est le cas aux États-Unis, où un quart des chats domestiques se sont fait amputer de leurs griffes.
Malgré les lois autorisant le dégriffage, certains vétérinaires refusent de pratiquer cette chirurgie, dont le seul but est d'offrir un meilleur confort aux propriétaires d'animaux domestiques.