Le boom des peluches éco-friendly pour sensibiliser les enfants à la pollution des océans

Pour sensibiliser les enfants, à la préservation de la faune marine une jeune pousse française a lancé Les Peluches de Marius, une adorable collection inspirée du mérou, espèce de poisson menacée par la surpêche.
Pour sensibiliser les enfants, à la préservation de la faune marine une jeune pousse française a lancé Les Peluches de Marius, une adorable collection inspirée du mérou, espèce de poisson menacée par la surpêche. - © Les Peluches de Marius

Amis fétiches et ultra-doux des enfants, le plus souvent représenté sous forme animale, est devenu un puissant vecteur pour sensibiliser le jeune public aux effets destructeurs de la pollution sur la faune et la flore sous-marine.

Quand elles ne sont pas conçues à partir de fourrure d’animal, les peluches sont produites à partir de matières chimiques polluantes et potentiellement nocives pour la santé. Sans compter qu’elles proviennent souvent de l’autre bout de la planète.

Heureusement, il existe désormais plusieurs marques proposant des peluches élaborées à partir de matières organiques par des artisans locaux. Plusieurs marques ou associations vont même plus loin et sensibilisent directement les enfants sur les dangers de la pollution pour les animaux, notamment les espèces marines, à travers les peluches.

C’est ce qu’a fait l’ONG Sea Shepherd en 2017 avec "Pollutoys", une collection de huit peluches inspirées de la faune marine : Penny le pingouin, Dalpha le dauphin, Willy la baleine… Mais ces doudous de mer en apparence si mignons cachent quelque chose dans leur abdomen. Et cela n’a rien d’un trésor, puisqu’il s’agit de déchets laissés sur les plages et dans les océans et ingérés par ces espèces… un peu gore mais terriblement efficace !

Plus récemment, une jeune marque française a lancé Les Peluches de Marius, une adorable collection inspirée du mérou, espèce de poisson particulièrement appréciée des plongeurs sous-marins et menacée par la surpêche. Les peluches sont conçues en France puis assemblées au Portugal et une partie des ventes de la société (10%) est reversée à l’association Tara Océan, qui lutte contre la pollution aux microplastiques des océans.

Et si les grandes marques, par exemple Ikea, se mettaient, elles aussi, à surfer sur la vague des peluches éco-friendly destinées à sensibiliser les marmots ? C’est en tout cas ce qu’ont imaginé 5 étudiants d’une école de publicité russe qui en juillet dernier ont sorti une campagne publicitaire fictive intitulée “Plastic surgery” estampillée du logo de la célèbre enseigne suédoise. On y voit trois peluches (une tortue, un requin et un phoque) prises au piège dans un filet de pêche ou un filament de plastique.

En dessous des photographies, ce message : "Solution IKEA va développer une série de jouets représentant des animaux marins visiblement transformés grâce au plastique. En attirant l’attention sur ce problème, nous préconisons à nos clients de réduire au minimum l’utilisation du plastique".

Espérons que cette campagne engagée d’un réalisme remarquable inspire un jour la véritable enseigne…