Le béton, un matériau omniprésent mais peu écologique

Si l'industrie du béton était un pays, il serait le troisième émetteur de CO2 au monde. Pourtant, la plupart des constructions nécessitent son emploi.

 

Immeubles, ponts, barrages… Le béton est partout et la demande ne fait que s'accroître. On estime qu'il est la deuxième substance la plus utilisée au monde après l'eau. Pourtant, il constitue une menace sévère pour l'environnement. Fait de sable, de graviers, de ciment et d'eau, ce matériau est gourmand en ressources. Pour exemple, une maison en béton nécessite en moyenne 200 tonnes de sable. Celui-ci est prélevé sur les plages, dans les mines ou au fond des cours d'eau. Cette extraction déstabilise les écosystèmes naturels environnants.

Quant au ciment, sa production nécessite une forte consommation de fioul et de grandes quantités d'électricité. Malgré cela, 4 milliards de tonnes de ce matériau sont produites chaque année.

 

Des alternatives?

Pour éviter une crise du béton, plusieurs solutions sont envisageables. Entre autres, des alternatives "bas carbone" à base de cendres et de résidus industriels ont déjà été mises au point pour produire du ciment. "Notre technologie, en utilisant des matériaux usagés à la place de matériaux neufs, réduit les émissions de CO2 d’environ 80%", explique Peter Dixon, directeur de Zeobond Cement. Il serait également concevable de recycler le béton mais le défi est de taille quand on devine l'ampleur des quantités produites. Rien que le barrage des Trois Gorges en Chine a nécessité 28 millions de m3 de ce matériau.