Une espèce de petits crustacés peut fragmenter les microplastiques en quatre jours !

Et si on arrêtait de manger du poisson bourré de plastique ?
Et si on arrêtait de manger du poisson bourré de plastique ? - © Image Source - Getty Images/Image Source

Il n’y a pas que la lumière du soleil ou les vagues qui peuvent fragmenter le plastique. Une étude irlandaise a prouvé qu’une espèce de petits crustacés peut fragmenter les microplastiques en quatre jours.

Si cela peut ressembler à une bonne nouvelle de prime abord, ce n'est pas vraiment le cas car les nanoplastiques vont se retrouver dans les poissons que nous mangeons.

Des scientifiques de l’environnement de l’University College Cork qui étudient l’amphipode Gammarus duebeni (2 cm de long) ont découvert qu’il était capable de transformer du micro-plastique en nanoplastique en l’espace de 96 heures. Le risque est que ces petits morceaux se retrouvent dans le poisson que nous mangeons. L’étude a été publiée fin juillet dans la revue Scientific Reports.

Des nanoplastiques dans le poisson que nous consommons ?

D’après l’étude, étant donné que ces fragments sont suffisamment petits pour passer à travers les membranes cellulaires, ils sont susceptibles d’être plus dommageables pour la faune que les microplastiques. Car ils pourraient s’accumuler dans les animaux et les plantes avec des effets négatifs potentiels encore inconnus.

D’un point de vue ethnocentré, les nanoplastiques pourraient s’accumuler plus haut dans la chaîne alimentaire, y compris potentiellement chez l’homme.

Si on ajoute à ce problème d’intoxication la pêche et son impact destructeur sur la biodiversité marine, il semble urgent de diminuer sa consommation de poisson. En dix ans, la consommation de poisson des Français a déjà chuté de 7%. Le prix est la cause principale. Le poisson reste un produit cher et les consommateurs préfèrent des aliments déjà transformés et faciles à cuisiner comme le saumon fumé ou le thon en boîte.

La saveur et les bienfaits du poisson sans poisson

C’est aussi pour la protection de la biodiversité que de plus en plus de personnes changent leurs habitudes. Notamment la communauté vegan, qui développe plusieurs astuces pour se substituer au poisson tout en gardant le goût du produit.

La spécificité du poisson est son apport en oméga-3.

Il existe des huiles et des produits d’origine végétale pour fournir votre apport journalier : l’huile de colza, les noix, l’huile et les graines de lin, de chia, l’avocat.

Les légumes à feuilles vertes comme la mâche, les épinards ou le chou kale font également très bien l’affaire. Plus surprenant, les baies rouges comme les mûres ou les framboises sont aussi riches en oméga-3.

Mais si vous voulez un produit qui ressemble à du poisson, vous pouvez aller vers les similis de poisson. Dans les boutiques vegan spécialisées, vous trouverez du saumon fumé, des bâtonnets de poisson pané et même du thon rouge. Le tout sans un morceau de vrai poisson. Les similis sont produits à base de tofu. Si vous voulez retrouver le goût iodé, il est recommandé de cuisiner avec des algues marines.