Et si les déchets agricoles sauvaient les océans ?

De nombreux pays mettent en place des interdictions contre l’utilisation des plastiques à usage unique. Le dernier en date est le Mexique qui, en pleine pandémie, n’a pas hésité à enfin passer le cap.

Les emballages alimentaires en plastique sont à l’origine d’une grande dégradation des écosystèmes, notamment aquatiques. A Hambourg, une start-up a conçu un emballage alimentaire éthique et durable à partir de résidus agricoles.


Lire aussi : Ces animaux mis en danger par les masques usagés


Environ 500 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année. Près de la moitié est à usage unique. Ce sont les emballages de sandwiches, de salades, de barquettes de fraises. Or leur composition les rend très difficilement recyclables. Aujourd’hui, moins de 10% du plastique est correctement recyclé et une grande partie se retrouve dans les océans au point que lorsque vous mangez des moules, vous consommez également des microplastiques !

Un emballage alimentaire éthique et durable

En 2019, une jeune femme de 23 ans crée un bioplastique qui se décompose en 6 semaines. Aujourd’hui, c’est la start-up allemande Bio-Lutions qui développe des nouveaux emballages à base de résidus agricoles (feuilles de cannes à sucre, paille de riz, tiges de banane). L’entreprise utilise un procédé mécanique peu onéreux et peu énergivore. Ces nouveaux emballages, 100% naturels, sont biodégradables et compostables. La recherche pour pouvoir transformer les déchets est en effervescence ces dernières années comme le prouve également cette étude américaine qui a découvert une méthode peu coûteuse pour produire des bioplastiques à partir de déchets non utilisés et potentiellement polluants.

Bio-Lutions travaille notamment en Inde en partenariat avec des agriculteurs locaux. L’entreprise rachète les résidus de leur production et leur offre ainsi une source de revenus supplémentaire. Le directeur, Eduardo Gordillo, espère à terme pouvoir créer un réseau de production décentralisé, avec des usines locales, créant ainsi de nouveaux emplois tout en réduisant les émissions de CO² liées aux coûts de transport. Il s’est confié à l’équipe de l’ONG Energy Observer Solutions.

L’ONG Energy Observer Solutions réalise des reportages partout dans le monde. Energy Observer est, à l’origine, le nom du premier navire autonome en énergie à la fois plaidoyer et laboratoire de la transition écologique. Sillonnant les mers sans pollution atmosphérique ni sonore pour les écosystèmes marins, Energy Observer part à la rencontre de femmes et d’hommes qui consacrent leur énergie à la création de solutions durables pour un monde plus harmonieux et qui répondent aux enjeux des 17 Objectifs de développement durable.