Et si l'huile de cuisson sauvait un jour l'aviation ?

Pour la première fois, un long-courrier reliant Paris à Montréal a utilisé du carburant durable signé Total fabriqué en France et composé en partie d'huile de cuisson usagée. Cette solution, étendue à grande échelle, permettrait de considérablement réduire les émissions de CO2 du secteur aérien.

Un carburant aérien durable à base d'huile de cuisson usagée

Le vol Air France 342 du 18 mai 2021 parti de l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle à destination de Montréal (Canada) a embarqué dans ses réservoirs un biocarburant inédit, fabriqué à partir de déchets divers et d'huiles de cuisson usagées.

Ce biocarburant a représenté 16% de la quantité totale de carburant embarqué dans cet Airbus A350.

Il faut savoir qu'à l'heure actuelle, ce type de biocarburant peut être incorporé en faible quantité sans qu'aucune modification ne soit apportée ni aux moteurs ni aux avions. Sur ce vol, ce sont pas moins de 20 tonnes d'émissions de CO2 qui ont ainsi été évitées.

Airbus planche sur des modèles permettant le 100% de biocarburant

L'idée derrière ce test grandeur nature, menée par Air France-KLM, Total, le groupe ADP et Airbus, est de pouvoir mettre en place rapidement une filière française de production de carburants aériens durables afin de pouvoir, à plus long terme, généraliser leur utilisation dans les aéroports du monde entier.

Parallèlement à cette opération, Airbus mène plusieurs séries de tests afin de certifier des avions de ligne capables d'embarquer 100% de biocarburant aérien durable dans les prochaines décennies.

De la même manière que l'industrie automobile tend aujourd'hui vers le tout électrifié, l'industrie de l'aviation aussi va devoir se réinventer et miser sur des carburants alternatifs pour réduire considérablement son bilan carbone.