Environnement: de plus en plus de Suédois ont honte de prendre l'avion

Les Suédois sont de plus en plus réticents à l'idée de prendre l'avion. Voilà pourquoi.

 

Les Suédois sont particulièrement avancés dans leur transition écologique et sensibles à la protection de notre planète. Aussi, des visages comme celui de Greta Thunberg, jeune militante de 16 ans, ont fait le tour du monde. Lorsque l'adolescente s'est rendue au Forum de Davos, elle a opté pour le train. "J’ai cessé de prendre l'avion pour des raisons liées au climat", a-t-elle justifié. Une attitude qui a pris une ampleur dans le pays scandinave puisque de plus en plus de Suédois ont honte de prendre l'avion, voire s'y refusent.

 

Un mouvement populaire

Lancé en 2018, le mouvement "flygskam" ou "la honte de l'air", aurait conquis plusieurs milliers de personnes. Ce mouvement se répand aujourd'hui à travers l'Europe, notamment en Allemagne sous le nom de "Flugscham" et aux Pays-Bas sous le nom de "Vliegschaamte".

Sur les réseaux sociaux, des actions ont aussi vu le jour, comme sur Instagram ou le compte Aningslösa influencers, qui calcule l'impact climatique des voyages de célébrités suédoises. Aujourd'hui, l'aviation représente 5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et le nombre de passagers devrait doubler d'ici 2036.
Face à ce constat, le gouvernement suédois a mis en place en 2018 une taxe sur le transport aérien. Elle s'applique à tous les passagers au départ d'un aéroport en Suède et varie selon la destination entre 5,8 et 38,8 euros. Le gouvernement propose également une alternative à l'avion en développant les trains de nuit. Ainsi, 5 millions d'euros doivent être débloqués pour financer de nouvelles lignes vers plusieurs grandes villes européennes.