Dimitri, "Le Petit Jardinier", devenu influenceur permaculteur

Comme tant d'autres avant lui, Dimitri a quitté son quotidien urbain pour se lancer dans la permaculture. Mais à une différence près : lui est devenu influenceur sur Instagram.

L'ex-ingénieur partage ses expériences sur Instagram

Dimitri, ou "Dimitar" pour les intimes, n'aimait plus son quotidien de salarié. Travailleur dans le monde du bâtiment, il décide de se mettre à son compte dans le secteur du e-commerce.

Mais l'ingénieur en environnement de formation, fort de sa conscience écologiste, n'a jamais oublié sa main verte. "J'ai toujours aimé le jardinage et je suis arrivé à un point où ma profession entrait en contradiction avec mes convictions."

L'année dernière, avec sa compagne, ils décident d'acheter une maison dans le Morbihan, en Bretagne, pour se dédier à la permaculture. "J'aimais beaucoup la communication digitale, alors j'en ai profité pour partager mon expérience de débutant sur Instagram", affirme l'intéressé. Et ainsi, en octobre dernier est né le compte "Le Petit Jardinier", suivi par plus de 10.000 personnes.

Soigner le fond et la forme pour convaincre les indécis

Rendre sexy la permaculture, toute une méthode pour l'influenceur. Sur son profil, Dimitri ne manque pas de partager quotidiennement ses avancements, ses échecs et ses astuces pour mener à bien son projet. Le tout accompagné d'un style soigné et d'une charte graphique policée.

"Je voulais allier le digital au réel, l'idée étant avant tout d'inspirer les gens à se lancer sur le chemin de l'autosuffisance."

S'il en est encore loin, Dimitri compte bien atteindre cet objectif, méthodologiquement. "Je suis encore à la phase expérimentale de mon projet. La prochaine étape consistera à essayer d'en vivre, en exerçant une activité de maraîcher, d'abord pour les légumes, puis pour le reste, quand nous achèterons un plus grand terrain."

La permaculture, un pari sur l'avenir ?

Ils sont de plus en plus nombreux à déserter les villes pour embrasser le calme de la ruralité et travailler la terre. Un pari risqué ? Sans doute, selon Dimitri, au vu des conditions de vie des agriculteurs.

A de nombreuses reprises, l'apprenti permaculteur affirme l'importance d'assurer sa sécurité économique afin d'effectuer la transition. Multicasquette, il vit notamment de ses activités dans la communication digitale. 

"On prend souvent les permaculteurs pour des illuminés", ironise-t-il. Pour lui, la permaculture est plutôt vecteur de belles valeurs et d'une philosophie respectueuse, à partager sans modération.