Des chercheurs créent une plante génétiquement modifiée afin de capter davantage le CO2

Ce sont surtout les racines de la plante qui sont utilisées, en se développant plus profondément dans le sol. Ainsi, le CO2 emprisonné dans les racines n’aurait plus la possibilité de se relâcher dans l’atmosphère. Le carbone serait alors stocké "dans les parties du sol où il est plus stable", comme l’explique le chercheur en charge de l’étude, et plus précisément "dans des carbohydrates, c’est-à-dire des glucides".

Outre cette capacité à stocker le carbone, les plantes dotées de ces racines plus longues pourraient aussi mieux résister à la chaleur, tout en captant davantage d’eau. Elles pourraient donc drainer efficacement les sols, notamment lors d’inondations.

Et bonne nouvelle : le gène génétiquement modifié dans les Arabidopsis (les plantes choisies pour l’expérience) est présent dans une grande partie de la flore terrestre. Notamment dans le blé, pour lesquels les chercheurs imaginent déjà les champs comme d'immenses capteurs à CO.