D'après une étude, seuls 3% des écosystèmes de la planète ont été épargnés par l'activité humaine

D'après une étude, seuls 3% des écosystèmes de la planète ont été épargnés par l'activité humaine.
D'après une étude, seuls 3% des écosystèmes de la planète ont été épargnés par l'activité humaine. - © Enn Li Photography - Getty Images

Des chercheurs ont cartographié les régions naturelles de la planète préservées des activités humaines. D'après leurs estimations, environ 3% présentent des écosystèmes intacts.

Les chercheurs estiment toutefois que la réintroduction d'espèces dans certaines zones du globe permettrait de rétablir jusqu'à 20% des écosystèmes de la surface terrestre.

La réintroduction d'espèces pourrait sauver 20% des territoires

D'après les auteurs de cette publication parue dans le journal Frontiers in Forests and Global Change, réintroduire un nombre ciblé d'espèces dans certaines zones endommagées permettrait de rétablir l'intégrité écologique de 20% des terres de la planète.

Cela reviendrait par exemple à réintroduire les éléphants de forêt d'Afrique dans les régions du bassin du Congo, dont ils ont disparu.

Cette espèce est particulièrement menacée par la destruction de son habitat et le braconnage, à l'instar des girafes et des zèbres, de moins en moins présents dans les forêts et les savanes d'Afrique.

Les espaces gérés par les autochtones sont les mieux préservés

Pour parvenir à ces estimations, les chercheurs ont procédé en plusieurs étapes. Ils ont commencé par identifier les régions naturelles de la planète où l'impact humain est faible, puis par observer les endroits où les espèces ont historiquement disparu. Enfin, les scientifiques ont étudié des zones où les densités d'espèces sont faibles, probablement en raison de l'activité humaine.

La plupart des données recueillies concernaient des mammifères, certains types d'oiseaux, des poissons, des plantes, des reptiles et des amphibiens.

L'étude note qu'un grand nombre des écosystèmes intacts identifiés se trouvent dans des territoires gérés par des communautés autochtones, notamment à l'est de la Russie, dans le nord du Canada, en Alaska, dans le bassin de l'Amazone, dans certaines parties du Sahara et dans le bassin du Congo.

Des analyses régionales permettraient d'affiner les résultats

"Les ensembles de données que nous avons utilisés dans notre analyse sont les meilleurs que nous ayons pu compiler à l'échelle mondiale. Nous reconnaissons qu'à l'échelle écorégionale, il sera possible de réaliser des analyses plus détaillées de l'empreinte humaine, d'identifier les zones qui ont subi des pertes d'espèces et de cartographier les densités de population des espèces susceptibles d'être affectées par l'homme afin d'évaluer si elles sont probablement fonctionnelles", précisent toutefois les chercheurs.