Comment limiter le gaspillage dû aux dates de péremption?

"À consommer de préférence avant le…" Savez-vous vraiment ce que ça veut dire? C'est ce qu'explique la fondatrice de "Too Good To Go" pour éviter le gaspillage.

 

Faut-il toujours respecter les dates de péremption sur nos aliments? Souvent excessives ou mal appréhendées par les consommateurs, les dates de péremption sont responsables de 10% du gaspillage alimentaire en Europe. L'application anti-gaspi  Too Good To Go vient de publier un livre blanc accompagné d'une suite de mesures à adopter pour diminuer leur impact négatif sur notre consommation.

 

Comprendre les différences entre DLC et DLUO

Dans le jargon des dates de péremption, deux types de dates ressortent: il y a tout d'abord le "à consommer jusqu'au", que l'on peut notamment trouver sur un produit laitier. Dans un second temps, il y a le "consommer de préférence avant le". Dans le premier cas, il s'agit d’un cas d'hygiène, comme le rappelle la fondatrice de Too Good To Go,  Lucie Basch. En revanche, dans le second cas, il s'agit bien d'un critère de qualité. Si la texture, le goût ou la couleur peuvent subir un changement, le produit n'est pas dangereux pour autant. Le produit est donc consommable.

 

Acheter des produits approchant des dates de péremption

L'application Too Good To Go permet de repérer, dans tel ou tel commerce luttant contre le gaspillage alimentaire, des produits proches de leur date de péremption mais encore consommables. L'idée: payer un tout petit prix grâce à l'application et venir chercher son produit au moment de la fermeture du commerce choisi.

 

Faire pression sur les industriels et les gouvernements

Pour Lucie Basch, il est nécessaire de voir plus loin qu'à l'échelle de nos gestes individuels. Lutter contre le gaspillage alimentaire, c'est aussi prendre des mesures politiques en faveur de cette cause. "Il faut que tous les acteurs s'y mettent", prévient la jeune femme. La fondatrice de Too Good To Go en appelle ainsi au gouvernement pour que les bonnes pratiques deviennent tout simplement la norme et la réglementation. "Tous ensemble, on réussira à atteindre notre objectif de réduction de 50% du gaspillage alimentaire d’ici 2025", assure Lucie Basch, optimiste.