Comment faire pour lancer son potager en permaculture ?

Aux amoureux du jardinage qui veulent se lancer sans savoir vraiment comment dans la permaculture, nous avons recensé les meilleurs conseils.

Que vous soyez en ville en hors-sol ou à la campagne avec plusieurs mètres carrés à cultiver, ces conseils concernent tous les râteaux puisque la permaculture peut être faite partout, un Américain a même réussi à faire pousser des légumes en plein cercle polaire !

On potasse avant de planter

Difficile de se lancer en permaculture sans se renseigner un minimum. Joseph Chauffrey est l’auteur de deux ouvrages sur le sujet : "Mon petit jardin en permaculture" et la suite, "J’optimise l’espace au potager" chez Terre Vivante.

Dans son premier livre, le permaculteur jette les bases à connaître pour se lancer, inspirées du savoir-faire des maraîchers parisiens du début du XIXe et de sa propre expérience.

On trouve sa parcelle

Vous avez un grand jardin ? Petit chanceux. Pour tous les autres, de nombreuses solutions existent. Vous vivez dans un petit appartement ? Un balcon ou une jardinière d’intérieur peuvent faire l’affaire. Ok, vous ne viserez pas l’indépendance alimentaire dans deux mois mais c’est un bon début.


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Pour ceux qui n’ont vraiment pas la place (ou qui ont un animal de compagnie peu coopératif), rendez-vous sur l’application Savez-vous Planter chez nous, le Tinder du jardinage. Le site met en contact des propriétaires avec des jardiniers sans terrain.

On vérifie son orientation

Ça y est, vous avez votre parcelle. Première chose à faire : regarder sa boussole. Votre jardin est plein sud ? Votre balconnet au nord-nord-est ? Chaque plante mérite son rayon de soleil, pourvu qu’il soit adapté. Vous ne ferez pas pousser de tomates à l’ombre ni de salade en plein soleil. Tenez-vous-le pour dit.

On pense à composter

Même les plus petits appartements peuvent se permettre de composter. Si vous vivez dans un endroit exigu, pensez au lombricompostage. Ce substrat est la base de vos plantations. C’est sa richesse qui vous évitera d’utiliser des engrais, utilisés par les monocultures qui assèchent le sol.

On récupère ses légumes

La permaculture, c’est avant tout un état d’esprit. Donc on arrête de jeter ses bouts de poireaux (avec les petites racines) et on les replante.

On passe à la verticale

Pour gagner en place et en récolte, de nombreux légumes s’accommodent très bien d’un fil ou d’une grille où grimper, comme les haricots, les tomates, les concombres et même les courges.

On passe au compagnonnage

C’est l’une des pierres angulaires de la permaculture : l’union de plantes et fruits ou légumes qui se protègent les uns les autres, en plus de s’apporter des nutriments. C’est le cas du combo tomate/basilic, qui éloigne les moustiques, ou oignon/carotte pour éloigner les mouches. Bonus, l’alliance fonctionne aussi très bien dans l’assiette.

Pour aller plus loin

L’auteur et permaculteur Joseph Chauffrey dispense des formations courtes (1 ou 2 jours) pour se lancer.

Pour les plus ambitieux, la ferme normande Le Bec Hellouin dispense des formations complètes, aux tarifs élevés mais à la pointe.

Et si vraiment l’expérience vous tente mais que vous êtes un peu paresseux, BioclimaKIT propose un bac prêt à l’emploi doté d’un lombricomposteur et d’un système autonome en eau.