Canicule : le sud-est de l'Europe et le Proche-Orient suffoquent déjà

Un septuagénaire lève les bras au ciel après une baignade dans le Bosphore, à Istanbul.
Un septuagénaire lève les bras au ciel après une baignade dans le Bosphore, à Istanbul. - © Bulent Kilic - AFP

De la Grèce à Israël en passant par Chypre et la Turquie, les pays du sud-est de l'Europe et du Proche-Orient suffoquent en raison d'une vague de chaleur précoce dont doivent s'accommoder des populations encore soumises à des mesures de confinement.

Plus de 40 degrés à Chypre, en Crète, sur les rivages turcs, et jusqu'à 47 degrés aux confins d'Israël et de la Jordanie : si cette région du monde est habituée aux étés torrides, des records ont été battus pour un mois de mai, selon les instituts nationaux de météorologie.

Des températures printanières exceptionnelles

Après le sud de l'Italie, avec 39 degrés en Sicile en fin de semaine dernière, cette vague de chaleur a atteint Héraklion, en Crète, avec 41,1 degrés samedi, du jamais-vu en un demi-siècle, d'après l'institut météorologique d'Athènes. En Grèce continentale, le mercure a aussi frôlé les 40 degrés.

A Chypre, un nouveau record a été établi dimanche, avec 42,5 degrés à l'ombre à Paphos (sud-ouest).

La Turquie a connu son week-end de mai le plus chaud en 75 ans : il a notamment fait plus de 40 degrés à Antalya.

Au Proche-Orient, la chaleur s'invite régulièrement à la fin du printemps mais "cette année, la différence est la durée de l'épisode, une semaine, avec des températures jusqu'à 37 degrés", a indiqué dimanche le chef du département de météorologie de l'aéroport de Beyrouth, Abdel Rahmane al-Zawawi.

L'accès aux plages limité par le confinement

Direction la plage ? Pas toujours possible, selon l'état des mesures de confinement liées à la pandémie de Covid-19.

En Grèce, l'ouverture des plages aménagées a été anticipée en raison de la canicule et des mesures mises en place : 4 mètres entre les parasols, pas de service de boissons... Plus à l'est, à Chypre, où les plages restent en revanche interdites (seuls les bains de mer sont autorisés), 49 personnes ont été verbalisées pour présence prolongée sur le sable fin.

Les Turcs sont sous confinement strict, à l'exception des plus de 65 ans, qui ont pu sortir dimanche selon des horaires réaménagés du fait de la chaleur. A Istanbul, certains en ont profité pour se rafraîchir dans les eaux du Bosphore. Au Liban, toutes les plages sont fermées et les forces de sécurité ont veillé à faire respecter la consigne.

Les plages sont également théoriquement hors d'atteinte des baigneurs en Israël. Dimanche, alors que le gouvernement obtenait enfin la confiance du Parlement après plus d'un an de crise politique, les autorités ont semblé toutefois détourner le regard du littoral bondé de Tel-Aviv, où il a fait 40 degrés.