Bordeaux annonce un "coup d'accélérateur" vers le "zéro plastique"

Bordeaux annonce un "coup d'accélérateur" vers le "zéro plastique".
Bordeaux annonce un "coup d'accélérateur" vers le "zéro plastique". - © Leonid Andronov - Getty Images/iStockphoto

La ville de Bordeaux a annoncé un plan pour "accélérer" la marche vers le "zéro plastique à usage unique", mêlant bannissement du plastique dans ses services, incitations financières et système de bonus-malus, pour les marchés publics ou les subventions, notamment.

Impliquer tous les secteurs

Le maire (LR) Nicolas Florian a présenté un plan d'action qui sera soumis au vote du prochain conseil municipal et prévoit huit champs d'interdiction, d'incitation, d'encadrement, d'accompagnement vers une démarche zéro plastique et des solutions alternatives.

La ville va par exemple proscrire les plastiques à usage unique dans ses pratiques en interne, depuis les bouteilles d'eau sur les tables du conseil municipal ("On ne veut plus en voir") jusqu'aux achats publics (vaisselle jetable, barquettes, touillettes, stylos en plastique...).

Un autre axe veut "conditionner les aides financières aux associations" à un engagement dans une démarche zéro plastique, ou encadrer les manifestations sportives, culturelles, par de strictes préconisations.

Tout en développant des alternatives, comme installer davantage de fontaines à eau.

Concernant les marchés publics, "il n'y aura désormais plus un seul marché public sans que ces questions-là (démarche zéro plastique) ne soient dans le cahier des charges" a affirmé M. Florian en point presse. Même s'il a évoqué un inévitable "délai" pour des marchés passés récemment et qui ne pourront être revus avant deux ou trois ans.

Les pratiques publiques, avant l'usage privé

"On n'arrivera pas à zéro (plastique) tout de suite", a plaidé le maire, qui ne souhaite pas faire dans "la brutalité, le punitif" et pressent que "le plus compliqué va être sur les manifestations publiques".

Sachant qu'au-delà des acteurs associatifs, "le chantier le plus vaste est l'usage privé" du plastique.

La municipalité ne s'est pas fixé d'objectif chiffré mais un point annuel, et d'ici 3 ans sur les marchés publics. Mais elle a revendiqué une certaine "avance" avec le bannissement engagé dès 2017 des couverts en plastique dans ses 105 écoles. Ou le remplacement en cours de 12.000 barquettes-repas par jour (écoles, seniors, portage à domicile) par des barquettes biocompostables, qui permettra la suppression de 70 tonnes de plastique par an.