A-t-on découvert le plus long animal du monde dans les eaux australiennes?

Ces découvertes sont le résultat d’expéditions dans les canyons sous-marins d’Australie occidentale, comme l'explique le NY Times. De nombreuses nouvelles espèces ont été découvertes mais la plus impressionnantes est ce siphonophore mesurant 46 mètres.

Si vous voulez vous représenter sa taille, imaginez deux baleines bleues (qui mesurent 25 mètres chacune).

Qu’est-ce qu’un siphonophore ?

Les siphonophores sont des prédateurs des grands fonds constitués de nombreux petits clones qui agissent ensemble comme un seul animal et s’étalent en une seule longue chaîne.

Sa découverte a été un accident puisque c’est en remontant des profondeurs (4439 mètres) que les chercheurs ont croisé cet animal aux environs de 630 mètres de fond, a expliqué Nerida Wilson, chercheuse principale au Western Australia Museum et directrice de l’expédition au Guardian.

"C’était juste incroyable de voir cet énorme organisme se répandre comme un OVNI en spirale, planant dans la colonne d’eau. Nous ne pouvions pas croire ce que nous voyions" a déclaré Wilson à The Guardian.

Les siphonophores, comme les méduses, se nourrissent en balançant les tentacules piquants dans l’eau. "Les petits crustacés et poissons assez malchanceux pour nager dans ce rideau de tentacules sont paralysés et enroulés jusqu’au corps de la colonie."

Une zone protégée riche en découverte sous-marine

L’expédition a également permis d'enfin découvrir officiellement des animaux que les experts soupçonnaient d'exister comme un calmar, un concombre de mer à longue queue, des éponges siliceuses et les premiers hydroïdes géants (une colonie d’animaux qui ressemble à une méduse à l’envers) jamais vue en Australie.

Wilson explique l’importance de continuer à découvrir ce qu’il se passe dans les régions protégées qui sont finalement peu connues : "Bien qu’il s’agisse d’une zone protégée, nous n’avons en fait aucune idée de ce qui y vit. Nous voulions vraiment révéler l’incroyable biodiversité qui existe".

Elle a également expliqué qu’il faudra des mois voir des années avant que les chercheurs soient sûrs que les organismes qu’ils ont découverts sont réellement nouveaux. "Nous recherchions et nous attendions clairement à de nouvelles espèces", soutient-elle. "Ces eaux étaient tout simplement trop inexplorées pour ne pas générer de tels trésors".