2,4 milliards de tonnes de CO2 en moins dans le monde en 2020

2,4 milliards de tonnes de CO2 en moins dans le monde en 2020.
2,4 milliards de tonnes de CO2 en moins dans le monde en 2020. - © Kirill Rudenko - Getty Images

La baisse des émissions de dioxyde de carbone fossile observées dans le monde en 2020 s'élève à 2,4 milliards de tonnes, soit 7% de moins par rapport à 2019. Un effet bénéfique environnemental directement lié à la pandémie et aux mesures de confinement instaurées dans le monde.

Réalisée par des chercheurs de l'Université d'East Anglia (UEA), de l'Université d'Exeter et du Global Carbon Project, cette étude parue dans Earth System Science Data évalue les émissions de CO2 fossile à environ 34 gigatonnes pour l'année 2020, soit 7% de moins qu'en 2019.

11% d'émissions en moins pour les pays de l'Union Européenne

La diminution des émissions semble plus prononcée aux États-Unis (-12 %) et dans les pays de l'UE-27 (-11 %), mais semble moins prononcée en Chine (-1,7 %) "où les mesures de restriction ont été prises au début de l'année et ont été plus limitées dans le temps", note l'étude.  Au niveau mondial, le pic de la diminution des émissions en 2020 s'est produit dans la première moitié du mois d'avril, lorsque les mesures de confinement étaient à leur maximum, notamment en Europe et aux États-Unis.

Les émissions provenant des transports représentent la plus grande part de diminution du budget carbone mondial.

En décembre 2020, les émissions du transport routier et de l'aviation étaient inférieures d'environ 10% et 40% respectivement par rapport à ceux ce 2019, en raison de la poursuite des restrictions.

Cette recherche paraît à la veille du cinquième anniversaire de la signature de l'Accord de Paris, lors de la COP21 qui s'est tenue le 12 décembre 2015, et qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % d'ici à 2030. Des réductions d'environ 1 à 2 Gt de CO2 sont nécessaires chaque année en moyenne entre 2020 et 2030 pour atteindre ces objectifs, rappelle l'étude. 

"Tous les éléments ne sont pas encore en place pour une diminution durable des émissions mondiales, qui reviennent lentement aux niveaux de 2019", prévient toutefois Corinne Le Quéré, chercheuse à la Royal Society  School of Environmental Sciences de l'UEA.