Un sabre-laser conçu en France pour les apprentis Jedi

Le Groupe LDLC, l'un des principaux distributeurs français de produits high tech dirigé par Olivier de la Clergerie, sortira en septembre un sabre-laser truffé d'électronique
Le Groupe LDLC, l'un des principaux distributeurs français de produits high tech dirigé par Olivier de la Clergerie, sortira en septembre un sabre-laser truffé d'électronique - © JEFF PACHOUD/AFP

Fans de l'univers »Star Wars », ils désespéraient de trouver sur le marché des sabres-lasers à leur convenance: les dirigeants du Groupe LDLC ont finalement décidé de faire plancher leurs ingénieurs sur l'arme de leurs rêves.

 

Groupe LDLC, l'un des principaux distributeurs français de produits high tech, sortira en septembre un sabre-laser truffé d'électronique conçu par sa propre cellule de recherche et développement.

Ce ne sera que le deuxième produit développé en interne commercialisé par l'entreprise lyonnaise.

"Ce n'est pas notre cœur de métier", reconnaît volontiers son directeur général Olivier de la Clergerie.

Mais le marché des fans de jeux vidéo, gros consommateurs d'innovations technologiques, est à l'origine des succès du groupe. "Et nous restons proches de l'esprit 'gamer' lié à l'univers des jeux", explique M. de la Clergerie dans son bureau décoré de maquettes en Lego de vaisseaux spatiaux tout droit sortis de la Guerre des Etoiles.

C'est une campagne de financement participatif sur KickStarter qui a permis de lancer le projet, en recueillant plus de 100.000 euros. Les 400 contributeurs ont ainsi reçu l'assurance de pouvoir obtenir leur sabre-laser à un prix avantageux.

 

Cette "aventure familiale" a commencé avec Laurent de la Clergerie, le frère d'Olivier, qui est aussi le fondateur de l'entreprise. Un frère escrimeur, comme ses enfants, qui a voulu prolonger sa passion avec le sabre-laser et a trouvé "très imparfaits" les spécimens disponibles sur le marché.

Le plus souvent d'origine américaine, les modèles existants, dont le prix peuvent atteindre plusieurs centaines d'euros, valent surtout pour leur valeur décorative.

"Il fallait que notre sabre-laser objet soit capable de remplir ce rôle esthétique qui plait aux 'gamers' tout en étant solide pour permettre l'usage sportif", explique M. de la Clergerie.

Les ingénieurs de LDLC ont en particulier travaillé sur le son ("qui doit être extrêmement réactif pour qu'il n'y ait pas de décalage avec le mouvement du sabre") et la durée de vie des batteries.

Le bruit de la lame fendant l'air, comme sa couleur, peuvent être modifiés via une application sur smartphone. Pour un usage "immersif", le son peut être transmis par Bluetooth à un casque audio. La lame en polycarbonate, démontable, est garantie comme quasiment incassable.

"Quand vous avez le produit dans la main, vous retrouvez votre âme d'enfant. On replonge dedans tout de suite", ajoute le dirigeant.