Promenade matinale

Le soleil se lève et nous invite à marcher jusqu’à la plage, c'est une habitude brésilienne quand on habite en bord de mer. Nous croisons des couples âgés, des plus jeunes avec leurs bébés, des sportifs torses nus. Tout ce petit monde arpente la plage de long en large chaque matin. Pour le plaisir de converser, de transpirer, ou simplement pour admirer le paysage. Chez nous en Belgique, on préfère plutôt enfiler son ciré et ses bottes pour aller pêcher la crevette ou promener son labrador, question de climat sans doute.


Bébé découvre la mer mais refuse d’y plonger les pieds. Ça doit être la partie belge de son sang qui se rappelle à elle. Quelques mètres plus loin, 3 petites filles prennent un cours de surf et se lancent sans aucune crainte à l’assaut des vagues. C’est décidé, l’année prochaine, on lui achètera son premier short de surf ! J’ai repéré une boutique dans l’artère principale qui en vend à partir de deux ans.


Notre petite promenade nous a ouvert l’appétit. Un carrinho de praia a installé ses quartiers à proximité et nous décidons de nous y installer. Chaque plage en est parsemée, toujours aux mêmes endroits. C’est le point de ralliement, l’endroit où l’on sait qu’on va retrouver telle personne qui y a ses habitudes. On met gracieusement à votre disposition des chaises de plage et des parasols, pour autant que vous consommiez quelque chose. Des boissons (bière, jus de fruit frais, água de coco, Guaraná,…), des porções (portion de fruits de mer, de fromage, de crevettes frites,…), ou des pasteis (une sorte de chausson salé dans lequel on trouve de la viande hachée et/ou du fromage, des saucisses, du poulet, etc. Un vrai délice !
Et peu importe que ce soit pour 20 minutes ou toute la journée, pour une bière ou un repas gargantuesque, vous êtes toujours le bienvenu…
Je repense à mes vacances à Nieuport, et aux kilomètres parcourus avec le paravent, les pelles, les seaux à coquillages, les chaises, les essuies, le parasol, le crocodile gonflable et le frigo box dans les bras. Je revois mon père creuser son trou dans le sable ("pour être au frais"). Ici, personne ne porte de chapeau à part mon Bébé. Pas de trace d’un essuie ("ça sèche tout seul") et le parasol sert à étendre son t-shirt. On laisse tout sur place pour se jeter à l’eau : il n’y a rien à voler puisqu’on n’a rien emporté de valeur. Et si c’est le cas, le Brésilien creuse un trou pour y laisser un sac plastique avec son portefeuille. On est loin des trous de compétition creusés par mon père et qui ressemblaient à des maisons souterraines.


Une fois les noix de coco terminées, on demande au vendeur d’en déguster la chair. Il sort sa machette pour découper chaque noix en deux, taille une sorte de cuiller dans la coque et nous rend notre noix de coco… prête pour une seconde dégustation. Le top.

Bon appétit !

 

Magali Grimonprez