Les bouledogues français mignons mais fragiles

Les bouledogues français, en passe de devenir la race de chien préférée au Royaume-Uni, sont sujets à de nombreuses maladies
Les bouledogues français, en passe de devenir la race de chien préférée au Royaume-Uni, sont sujets à de nombreuses maladies - © ASTRID STAWIARZ / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Les bouledogues français, en passe de devenir la race de chien préférée au Royaume-Uni, sont sujets à de nombreuses maladies, selon une étude publiée jeudi qui devrait faire réfléchir les fans de ce petit chien.

 

En rassemblant les données de centaines de cliniques vétérinaires du Royaume-Uni, des chercheurs ont répertorié les fragilités de l'animal, mettant en évidence des otites, des diarrhées et des conjonctivites à répétition. Surtout chez les mâles.

Cette étude "fournit aux propriétaires des informations sur les problèmes auxquels ils peuvent s'attendre et peut aider" les autres "à décider si un bouledogue français est vraiment pour eux", souligne l'étude publiée dans la revue Canine Genetics and Epidemiology. 

Avec son museau retroussé et ses grands yeux, le bouledogue français est de plus en plus populaire. Mais ce qui le rend si mignon est également à l'origine de ses soucis de santé.

 

"Les problèmes respiratoires, observés chez 12,7% des chiens de cette étude, sont connus chez les races à nez court et à face plate", explique l'étude. Même chose pour les plis que les bouledogues français collectionnent autour du museau, qui sont synonymes de problèmes de peau.

Les chercheurs alertent sur la recrudescence des naissances que connaît cette race: rien qu'au Royaume-Uni, la demande est passée de +0,02% en 2003 à +1,46% en 2013. Et il était déjà le deuxième pedigree le plus populaire en 2017, juste derrière le Labrador Retriever.

"A l'heure actuelle, il ne semble pas que la mauvaise santé de ces animaux soit prise en compte par les propriétaires quand ils font leur choix. Les images sur les réseaux sociaux et à la télévision et le facteur 'oh, il est si mignon' semblent plus déterminants", explique Dan O'Neill du Royal Veterinary College, coauteur de l'étude.