Le légendaire Bar Hemingway du Ritz partage sa recette de cocktail pour les chagrins d'amour

Le cocktail Kashenka du Bar Hemingway.
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Le cocktail Kashenka du Bar Hemingway. - © Vivian Song

Colin Field, aux commandes du Bar Hemingway, situé au sein de l'hôtel Ritz à Paris, partage sa recette d'un cocktail tragique, le Kashenka, dans lequel des fraises légèrement écrasées symbolisent le cœur à vif d'un homme éploré.

Bar historique qui tire son nom de son client le plus célèbre et sans doute le plus fidèle, Ernest Hemingway, le Bar Hemingway est une petite enclave intimiste située derrière l'hôtel cinq-étoiles, figé élégamment dans les années 1920.

En hommage au romancier, le bar est clairement masculin et imposant, avec ses fauteuils en cuir clouté, son comptoir en bois et une tête d'animal à cornes suspendue fièrement sur le mur. Des machines à écrire d'époque, des lettres manuscrites et des portraits de l'écrivain américain décorent les murs.

Depuis qu'il a pris les commandes du bar en 1994, Colin Field est devenu le visage de cet établissement légendaire, et il a été nommé meilleur barman du monde par le magazine "Forbes", avant de lancer un programme de formation de barman à la Sorbonne sous le label "meilleur ouvrier de France".

Pour celles et ceux qui n'ont pas envie de dépenser 30€ pour un cocktail, Colin Field partage ici sa recette du Kashenka, un cocktail narrant la triste histoire d'une belle danseuse polonaise qui brise le cœur d'un peintre sans le sou. Lorsque la danseuse comprend que l'artiste n'est pas aussi riche qu'elle le pensait, elle le quitte sur-le-champ et se met en quête d'un homme plus riche.

Des fraises fraîches légèrement écrasées représentent dans cette boisson l'âme dévastée du pauvre homme, tandis qu'une vodka à la fraise âgée de cinq mois, faite maison, symbolise son cœur qui saigne.

Quant aux glaçons de cet élixir sanglant, ils représentent la froideur de cette femme sans cœur.

Colin Field précise qu'une vodka aromatisée à la fraise achetée dans le commerce peut convenir si l'on ne dispose pas d'une vodka macérée pendant cinq mois comme celle du Bar Hemingway.