La mission Ariel sur l'atmosphère des exoplanètes est "adoptée" par l'ESA

Prévue pour un lancement en 2029, la mission était jusqu'ici en phase d'étude. La décision de l'ESA la fait passer en application et ouvre la voie à un appel d'offres pour la construction du télescope.

Un super téléscope pour percer les secrets de 1.000 exoplanètes

Placé au point de Lagrange 2, un endroit théorique situé à environ 1,5 million de km de la Terre, Ariel aura pour tache d'observer les planètes tempérées et chaudes, avec une taille allant des super-Terre (comme notre planète et plus grosses) aux géantes gazeuses, comme Jupiter.

A ce jour, on a répertorié plus de 4.000 exoplanètes, des corps célestes orbitant autour d'une étoile autre que le Soleil. La première a été identifiée en 1995.

Le télescope d'Ariel va utiliser un spectromètre, dans le visible et l'infrarouge, pour analyser l'empreinte chimique et le profil de température de l'atmosphère d'une exoplanète quand celle ci "transite" ou passe devant son étoile.

Ariel, qui ciblera une sélection d'environ un millier de corps célestes pendant quatre ans, sera la troisième mission de l'ESA dédiée à l'étude des exoplanètes.

Cheops, lancé en décembre 2019, est déjà à l’œuvre pour en caractériser un certain nombre, c'est-à-dire déterminer par exemple avec l'aide d'autres instruments si elles sont gazeuses ou rocheuses.

Plato, qui sera lancé en 2026, se concentrera sur les planètes rocheuses orbitant une étoile similaire à notre soleil, dans la zone dite "habitable", c'est-à-dire celle où une eau de surface puisse exister.