Harley, le chien thérapeute qui soulage le stress des médecins mexicains

Harley "le Borgne", un Carlin entraîné comme thérapeute au Mexique.
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Harley "le Borgne", un Carlin entraîné comme thérapeute au Mexique. - © CLAUDIO CRUZ/AFP

Avec ses bottines, lunettes et costume protecteur, Harley "le Borgne", un Carlin entraîné comme thérapeute, commence une nouvelle journée pour soulager le stress du personnel soignant d’un hôpital de Mexico, qui lutte contre le nouveau coronavirus.

Harley se fraie un chemin dans les couloirs du centre médical aux côtés de sa propriétaire, la neuropsycholoque clinicienne Lucía Ledesma, qui lui enfile une paire de chaussures jaunes en caoutchouc et un imperméable fluorescent à fermeture éclair. Elle lui couvre également les yeux de lunettes de plongée, laissant son museau découvert.

Un moment de détente pour des soignants mis à rude épreuve

Docilement, l’animal de couleur beige est prêt à jouer pendant deux heures avec les médecins et infirmières qui luttent contre la pandémie, retrouvant le sourire en plein milieu de journées éreintantes.

La docteur Ledesma, qui appelle Harley son "cothérapeute", souligne que la présence du chien l’aide à "réduire le stress psychologique, affectif et psychique" du personnel soignant qui fait face à l’urgence.

Harley fait partie du service de psychiatrie et neuropsychologie du Centre médical national du 20 novembre, où il participe à des thérapies pour des patients souffrant de "maladies psychiatriques, psychologiques ou neuropsychologiques", explique sa maîtresse.

Le rôle de Harley dans ces interventions a été renforcé par sa docilité et sa constante disposition à interagir avec les gens, suscitant de l’empathie, souligne Ledesma. Certains "collègues veulent tout de suite jouer avec Harley […] Il faut prendre en compte le temps de privation de contact physique que nous avons, surtout parmi le personnel en première ligne, qui s’est même isolé de sa propre famille par peur de contagion", raconte la spécialiste.

Ledesma explique que depuis février, elle et son équipe ont envisagé d’incorporer le chien dans un projet de soutien émotionnel, prévoyant la tension que provoquerait l’épidémie et, particulièrement, un éventuel engorgement des hôpitaux.