Écarts de rémunération : le cas atypique des mannequins

Écarts de rémunération : le cas atypique des mannequins
Écarts de rémunération : le cas atypique des mannequins - © GIUSEPPE CACACE - AFP

La différence de salaires entre les hommes et les femmes continue de faire débat dans la sphère politique. Mais cette semaine, une figure clé du secteur de la mode a mis en lumière un élément peu évoqué : dans l'univers des podiums, ce sont les mannequins masculins qui se heurtent à un plafond de verre.

Dans une interview accordée à BBC Newsbeat cette semaine, Elizabeth Rose de l'agence Premier Model Management a évoqué les inégalités de salaires entre les mannequins féminins et masculins.

"Le top 10 des mannequins féminins engrange des millions", déclare-t-elle. "Seul le top 3 des mannequins hommes dépasse le million".

Selon Elizabeth Rose, un top féminin peut emporter 40.000£ (approximativement 46.207€) en participant à un défilé important, contre en moyenne 10.000£ (environ 11.551€) pour un homme. Forbes renforce cette théorie. Le magazine révèle qu'en 2014, Gisele Bundchen, le top le mieux payé au monde, a gagné 47$ millions tandis que l'homme mannequin le mieux payé de 2013, Sean O'Pry, a gagné un peu plus d'1,5$ million.

Mais les choses pourraient changer. Grâce à l'émergence de personnalités accros aux réseaux sociaux comme David Gandy, Jason Morgan et Lucky Blue Smith, l'idée du mannequin homme ultra-connu fait son chemin. Si l'on ajoute à cela l'explosion du marché des cosmétiques masculins -- le segment de la coiffure en particulier devrait croître de façon constante ces trois prochaines années -- et la récente apparition des fashion weeks masculines organisées indépendamment à New York, Milan, Paris et London, il y a fort à parier que ces messieurs bénéficieront bientôt d'une plus forte influence (et de plus gros chèques).