Earth Hour: après Sydney, Moscou ou Paris, les lumières se sont éteintes sur le continent américain

Earth Hour: après Sydney, Moscou ou Paris, les lumières se sont éteintes sur le continent américain
Earth Hour: après Sydney, Moscou ou Paris, les lumières se sont éteintes sur le continent américain - © Vincenzo PINTO / AFP

Après l'Opéra de Sydney et les gratte-ciel de Hong Kong, le Kremlin ou la Tour Eiffel, des lumières se sont éteintes sur le continent américain pour la 11e Earth Hour, destinée à mobiliser contre le changement climatique et aussi pour la nature.

 

L'Australie, où est née cette "Heure pour la planète" en 2007 avec un seul événement, a comme chaque année lancé l'opération samedi à 20h30 heure locale, plongeant dans le noir l'Opéra et le Harbour Bridge de Sydney.

Au fil des fuseaux horaires, les gratte-ciel de Hong-Kong et de Singapour ont ensuite éteint leurs lumières, tout comme les tours Petronas de Kuala Lumpur ou la tour Burj Khalifa de Dubai, puis la Tour Eiffel à Paris, l'Acropole à Athènes ou encore la basilique Saint-Pierre à Rome.

A Moscou, le Kremlin et la place Rouge ont aussi été plongés dans le noir, tandis que l'intensité lumineuse du segment russe de la Station spatiale internationale (ISS) devait être diminuée, selon l'agence spatiale russe Roskomos citée par l'agence Ria Novosti.

 

En Amérique latine, de grandes villes ont elles aussi été au rendez-vous.

A Mexico, des monuments comme l'Ange de l'indépendance, sur le très touristique Paseo de la Reforma, et la place centrale du Zocalo ont été plongés un moment dans l'obscurité.

Et à Cali, troisième ville de Colombie, des militants de l'environnement ont allumé de nombreuses bougies pour former le signe "60+", référence à l'"heure de la Terre".

 

A New York, l'Empire State Building a émis un faible scintillement pour marquer les 20h30 locales.

Earth Hour "arrive à un moment où la population et la planète sont sous pression. Le changement climatique va plus vite que nous. Ses conséquences inquiétantes sont sur nous", a averti dans un message vidéo sur Twitter le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, alors que les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées.

 

Mais cette année Earth Hour voulait dépasser la seule question du réchauffement, appelant également à mobilisation pour la préservation de la nature, alors que les experts de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ont cette semaine averti l'humanité qu'elle se mettait en danger en provoquant le déclin de la faune et la flore de la planète.

"Nous sommes en train de perdre non seulement notre combat contre le changement climatique, mais aussi notre combat contre le déclin de la biodiversité", a déclaré le président français Emmanuel Macron dans un message audio en anglais posté sur Twitter, pendant que les mots qu'il disait s'affichaient sur fond noir.

"Imaginez que vous vous réveillez et que quelque chose a changé. Vous n'entendez pas de chant d'oiseau. Vous regardez par la fenêtre: les paysages que vous aimiez sont secs, la vie aspirée. (...) Ce n'est pas un cauchemar et certainement pas une illusion. Vous le savez", a-t-il ajouté.

"Plus de la moitié des espèces animales ou végétales sont menacées d'extinction dans certaines des régions naturellement les plus riches en biodiversité si nous continuons ainsi", a également averti Dermot O'Gorman, de l'ONG WWF, qui coordonne Earth Hour à travers le monde.

 

Dianna Ali, qui dînait en famille à Sydney lorsque les lumières se sont éteintes, a expliqué que cette initiative lui permettait de prendre conscience concrètement de l'impact de ses habitudes de vie sur la santé de la planète.

"Depuis le lancement de l'Heure pour la planète, je suis davantage consciente de l'énergie que je dépense. Je pense... combien un simple individu peut faire la différence", a-t-elle confié à l'AFP.