Confinement : 5 bonnes nouvelles pour voir la vie du bon côté

Comme chaque vendredi, la rédaction de RTBF Tendance vous fournit votre dose hebdomadaire de bonnes nouvelles pour terminer la semaine sur une note positive.

Voici 5 infos aperçues cette semaine qui remontent le moral :

1. Les Belges de plus en plus attentifs à l’alimentation durable

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© Shutterstock / Fairtrade Belgium

De plus en plus de Belges ont opté pour des produits locaux pendant la crise sanitaire, ressort-il d’une enquête du label Fairtrade Belgium, publiée ce vendredi 8 mai. Près de la moitié des sondés (45%) déclare vouloir accorder davantage d’attention à l’alimentation durable après le confinement et près d’un quart (23%) pense orienter plus souvent leurs choix vers des produits équitables.

L’enquête montre également que 60% des participants indiquent être désormais plus conscients du rôle des producteurs et agriculteurs dans le système alimentaire et plus de la moitié (59%) estime que, suite à la crise du Covid-19, les supermarchés et distributeurs devraient mettre davantage l’accent sur les produits locaux (59%), équitables (40%) et biologiques (26%).

"Ces chiffres indiquent que la crise sanitaire a influencé la façon de concevoir notre relation à la nourriture", veut croire le directeur du label tricolore, Nicolas Lambert.

2. La chasse à la baleine pourrait bientôt prendre fin en Islande

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© Getty Images

Plus de 1500 rorquals communs et petits rorquals ont été tués en Islande depuis 2003, année où le pays a repris la chasse commerciale après 14 ans de pause. C’est donc sans surprise que le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) s’est réjoui de l’annonce faite par l’Islande de renoncer, pour la deuxième année consécutive, à chasser la baleine. Dans la foulée, Gunnar Bergmann Jonsson, le directeur général de la société de chasse au petit rorqual IP-Utgerd, a également déclaré pour sa part qu’il mettait définitivement un terme à ses activités de chasse à la baleine.

Les rorquals communs – deuxièmes plus grands mammifères marins sur terre – ne sont tués en Islande (l’un des trois derniers pays baleiniers, avec le Japon et la Norvège) que pour être exportés au Japon, tandis que les petits rorquals sont tués principalement pour nourrir les touristes du pays, rappelle l’association. Or, comme l’explique cet article du National Geographic, les Japonais ont grandement diminué leur consommation de viande de baleine ces dernières années, et en Islande, les touristes préfèrent désormais les sorties d’observation en mer aux spécialités gastronomiques : "Le scénario islandais suggère que l’indifférence de la population couplée à la montée en puissance de l’observation des baleines au détriment de leur chasse pourrait bientôt asséner un coup fatal aux baleiniers du monde entier", conclu l’article.

Le secteur baleinier islandais devient donc complètement bancal et expliquerait pourquoi "les derniers baleiniers semblent se dirigent vers la porte de sortie", comme le fait remarquer Patrick Ramage, directeur de la conservation marine pour l’IFAW. Affaire à suivre…

3. Le Soudan a adopté un amendement qui criminalise les mutilations génitales féminines

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© ASHRAF SHAZLY / AFP

Le Soudan se dirige vers une pénalisation de l’excision : un amendement au Code pénal, qui rend leurs auteurs passibles de trois ans d’emprisonnement et d’amendes, a été approuvé par le gouvernement. Il se trouve désormais en attente d’une promulgation. La mesure intervient une année après la chute du régime d’Omar el-Béchir, sous la pression de la rue. Tout sauf un hasard, alors que l’ex-autocrate, à la tête du pays durant 30 ans après un coup d’Etat soutenu par les islamistes, avait écarté un projet de loi contre l’excision en 2015.

Les femmes soudanaises ont elles-mêmes joué un rôle de premier plan dans cette révolte ayant débouché, après la chute de Béchir en avril 2019, sur la formation d’un gouvernement de transition vers un pouvoir civil l’été suivant.

Au Soudan, l’excision (qui peut être mortelle) est encore vue comme un "rite de passage". Près de neuf femmes sur 10 l’ont subie, selon les Nations unies.

4. Les aigles et les cigognes reviennent en force : des situations inédites

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© Getty Images

Début avril, un aigle impérial avait été aperçu au-dessus de Heule (Courtrai), en Flandre occidentale. C’était une grande première, ce rapace n’ayant jamais été aperçu jusqu’ici en Belgique, selon l’association Natuurpunt. Et voici maintenant que le Daily Mail signale l’apparition d’un aigle à queue blanche, de retour en Angleterre après 240 ans d’absence. Ce superbe rapace, dont l’envergure des ailes atteint près de 2,5 mètres, se classe parmi les plus grands oiseaux de proie du Royaume-Uni. Ce type d’aigle n’avait pas été vu en Angleterre depuis 1780.

Dans la série "2020, l’année où la nature reprend ses droits", cet énième épisode rend sans aucun doute les ornithologues fous de joie. Mais ce n’est pas tout…

Les cigognes aussi se montrent. En province de Liège, deux nids de cigognes ont été aperçus, sur un poteau à Sprimont et au domaine provincial de Wégimont. "Actuellement, il est difficile de voir s’il y a un couple ou s’il s’agit d’un individu isolé", a expliqué Antoine Derouaux, de Natagora à nos confrères de La Meuse. "N’empêche, c’est une excellente nouvelle quant à la biodiversité. En effet, le dernier nid de cigognes blanches attesté en province de Liège remontait à l’an 2000, à Horion-Hozémont."
 

 

À Plackendael aussi les cigognes se portent bien : le parc compte à présent 77 nids. Un nouveau record pour le zoo malinois qui espère voir autant d’oisillons éclore. Âgés d’un à 14 jours, 25 cigogneaux sont déjà sortis de l’œuf, a précisé le parc. L’an dernier, la plus grande colonie de cigognes de Belgique comptait 160 individus. Aujourd’hui, les soigneurs de Planckendael recensent pas moins de 180 volatiles.

5. Des chercheurs ont découvert un moyen de limiter la transmission du paludisme grâce à un champignon

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© Getty Images

Le paludisme tue annuellement plus de 400 mille personnes et ce sont les enfants qui en payent le plus lourd tribut : plus de 2/3 des décès touchent des enfants de moins de 5 ans. Cette maladie, transmise par des moustiques femelles qui injectent involontairement le parasite Plasmodium sous forme infectieuse à leur "proie humaine", préoccupe beaucoup les scientifiques, qui tentent de trouver un moyen d’éradiquer cette épidémie particulièrement mortelle.

Cette semaine, Nature Communications a rédigé une nouvelle publication qui - après avoir expliqué qu’une des approches possibles de lutte contre le paludisme implique la dissémination dans les moustiques de microbes qui "bloqueraient" la transmission de Plasmodium de l’insecte à l’Homme - présente les résultats plutôt concluant des études consistant a "infecter artificiellement" les moustiques avec un champignon microscopique"Les données que nous avons pour le moment suggèrent qu’il y a 100% de blocage", a expliqué Jeremy Herren, premier auteur de l’étude, à la BBC.

Les chercheurs réfléchissent actuellement à des moyens d’augmenter la population de moustiques porteurs du champignon.