Comment l'humour et les mèmes nous ont aidés à tenir pendant la pandémie

Comment l'humour et les mèmes nous ont aidés à tenir pendant la pandémie.
Comment l'humour et les mèmes nous ont aidés à tenir pendant la pandémie. - © Maskot - Getty Images

L'humour sur les réseaux sociaux s'est particulièrement accentué avec la pandémie et s'est essentiellement concentré à tourner en dérision les comportements humains face au virus. En tête de poupe de l'humour sur les réseaux sociaux : les mèmes.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, l'humour n'a jamais été aussi présent sur les réseaux sociaux et le web. Il s'est emparé du virus, pour le tourner en ridicule ou l'utiliser pour témoigner de l'absurdité de nos comportements.


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Rire pour soulager l'angoisse et la colère

Dans une période anxiogène comme celle que nous connaissons, le rire sert de distraction car il possède des bienfaits contre le stress. D'après une étude de la Fondation Mayo datant d'avril 2019, "le rire augmente [la] consommation d'air riche en oxygène, stimule [le] cœur, [les] poumons et [les] muscles, et augmente les endorphines qui sont libérées par [le] cerveau". Il procure in fine "un sentiment de détente".

"L'humour a été un moyen efficace de soulager l'anxiété et de renforcer notre lien social tout en communiquant notre colère vis-à-vis des politiques", explique la chercheuse Colette Mrowa-Hopkins.

En France, l'intérêt des recherches sur le mot "humour" a connu un pic de progression dès la première semaine de confinement d'après les Google Trends. Sur une valeur de 100, du 15 au 21 mars, le taux d'intérêt à ce sujet frôlait les 95 tandis qu'au mois de janvier, le mot "humour" atteignait une valeur moyenne de 44. Google Trends notifie également que toutes les personnes ayant cherché le mot "humour" ont également fait des recherches avec les mots "humour coronavirus", "confinement humour" ou encore "humour Covid-19".


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L'art revu et corrigé par les mèmes

Avec la culture des réseaux, les mèmes se répandent aussi vite que le virus du Covid-19 comme le compare Christine Nicholls dans son étude "Online Humour, Cartoons, Videos, Memes, Jokes and Laughter in the Epoch of the Coronavirus".

Elle tente d'apporter une analyse sur la publication massive de mèmes faisant référence à des textes, des visuels, des écrits ou des paroles. Une analyse que Christine Nicholls qualifie d'intertextuelle puisque les mèmes "reconfigurent des œuvres d'arts visuels renommées". 

L'un des exemples que la chercheuse utilise dans son étude pour appuyer son propos est le détournement du tableau "Le Cri" de l'artiste norvégien Edvard Munch. Œuvre célèbre, elle a notamment servi à se moquer des foules qui se ruaient dans les supermarchés pour faire des réserves, ce qui a provoqué des pénuries de papiers toilettes.