Bonne nouvelle : plus de colonies de manchots empereurs qu'on ne le pensait

Bonne nouvelle : plus de colonies de manchots empereurs qu'on ne le pensait.
Bonne nouvelle : plus de colonies de manchots empereurs qu'on ne le pensait. - © Keith Szafranski

Onze nouvelles colonies de manchots empereurs ont été débusquées en Antarctique, faisant augmenter de 5 à 10% la population globale de cette icône du Continent blanc. Une bonne nouvelle tant ces oiseaux sont vulnérables au changement climatique.

"Les images satellites ont révélé qu'il y a près de 20% de colonies de manchots empereurs en Antarctique de plus qu'on ne le pensait", annonce l'Agence spatiale européenne (ESA).

11 petites colonies de manchots empereurs en plus en Antarctique

A l'origine de cette découverte publiée dans la revue Remote Sensing in Ecology and Conservation, l'analyse par des scientifiques du centre de recherche britannique de l'Antarctique (BAS) d'images satellite du programme Copernicus Sentinel-2 d'observation de la Terre.

"C'est une bonne nouvelle mais ces colonies sont petites et ne font augmenter la population globale que de 5 à 10%, soit un peu plus d'un demi-million de manchots", note l'auteur principal de l'étude.

Les images ont révélé la présence de déjections de manchots empereurs, connues sous le nom de guano (les oiseaux eux-mêmes étant trop petits pour être visibles depuis le ciel) sur 11 sites, portant à 61 le nombre total de colonies sur l'ensemble du Continent Blanc.

Une espèce menacée par la fonte de son habitat

L'empereur est le plus gros des manchots mais semble particulièrement vulnérable au réchauffement planétaire qui provoque la fonte de son habitat. Ses populations, endémiques de l'Antarctique, pourraient décliner jusqu'à 70% d'ici la fin du siècle.

Malheureusement, selon l'étude, la majorité des colonies découvertes se trouvent dans des zones qui pourraient disparaître.

"Les oiseaux de ces colonies sont donc probablement comme 'les canaris dans une mine de charbon' et nous devons surveiller ces sites avec attention", alerte Philip Trathan du BAS.