Après la catastrophe de Tchernobyl, qu'en est-il de l'environnement ?

En 1986 se déroulait le pire accident nucléaire jamais enregistré : la catastrophe de Tchernobyl. Mais qu’est devenu l’environnement ? 

Dernière région sauvage d’Europe

Immédiatement après l’accident, une zone de 30 kilomètres autour du réacteur s’est retrouvée entièrement dépeuplée. Pas moins de 120 000 personnes ont été évacuées. Aujourd’hui, cette zone est devenue, malgré elle, l’une des dernières régions sauvages d’Europe, mesurant 4 500 kilomètres carrés. À l’intérieur, la plupart des populations animales semblent avoir prospéré. 
Sur place, on peut notamment trouver des renards, des chevaux, des bisons, des castors, des élans et de nombreuses espèces d’oiseaux. Une espèce en a particulièrement profité : le loup, qui d’ordinaire entre en conflit avec les hommes. 
Des estimations préliminaires ont révélé que sa population serait plus dense à Tchernobyl que dans le parc de Yellowstone. 

 

Un reboisement exceptionnel de la zone

Cette prospérité du règne animal s’explique aussi par le reboisement exceptionnel de la zone : en 30 ans, les espaces boisés ont augmenté de 50 % ou plus et 70 % de la zone est désormais recouverte d’arbres. 
Un élément reste toutefois méconnu : la santé individuelle des animaux. Si l’on a observé des taux importants de certaines maladies chez des animaux comme les campagnols ou les hirondelles, aucun test n’a été mené sur les plus gros animaux, qui ont néanmoins une apparence saine. Selon Jim Beasley, biologiste à l’université de Georgie, pour beaucoup de ces populations, les effets des radiations, mêmes s’ils existent “ne sont pas suffisamment importants pour les empêcher de prospérer“.