Une femme sur deux dans 57 pays privée du droit à disposer de son corps, selon un rapport de l'ONU

Une femme sur deux dans 57 pays privée du droit à disposer de son corps, selon un rapport de l'ONU.
Une femme sur deux dans 57 pays privée du droit à disposer de son corps, selon un rapport de l'ONU. - © Patrik Giardino - Getty Images

Près d’une femme sur deux dans 57 pays est privée des libertés liées à son corps, qu’il s’agisse de relations sexuelles, du recours à la contraception ou de la recherche de soins de santé, affirme un rapport de l’ONU.

Les auteurs de ce document annuel sur l’état de la population mondiale, réalisé par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), se sont penchés pour la première fois sur l’autonomie corporelle des femmes.

Des femmes privées de droits, ce sont des sociétés en souffrance

Intitulé "Mon Corps M’Appartient", le rapport détaille les atteintes aux droits des femmes dans ces pays, du viol à la stérilisation forcée en passant par l’imposition de tests de virginité et de mutilations génitales.


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Il se penche aussi sur l’interdiction faite aux femmes de décider pour leur propre corps, sans crainte de violences ou sans subir une décision de quelqu’un d’autre concernant leur intégrité physique.

"Ce manque d’autonomie corporelle a des implications massives au-delà des préjudices profonds pour les femmes et les filles", notamment "la baisse potentielle de la productivité économique, une diminution des compétences et des coûts supplémentaires pour les systèmes de santé et judiciaires", note un communiqué du FNUAP.

Education sexuelle : 1 pays sur 2 ne dispose pas de lois adaptées

Son rapport note que seulement 56% des pays étudiés ont des lois et des politiques sur une éducation sexuelle complète.

"Que près de la moitié des femmes ne puissent toujours pas prendre leurs propres décisions quant à l’opportunité d’avoir des relations sexuelles, d’utiliser la contraception ou de se faire soigner devrait tous nous scandaliser", estime la directrice de l’UNFPA, Natalia Kanem, citée dans le communiqué.


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"En résumé, des centaines de millions de femmes et de filles n’ont pas de liberté sur leur propre corps. Leur vie est gouvernée par les autres", dénonce-t-elle.

Le rapport recense vingt pays ou territoires ayant établi des lois permettant à un violeur de se marier avec sa victime afin d’échapper à des poursuites judiciaires et 43 États n’ayant pas de législation sur les viols entre conjoints. Plus de 30 pays imposent des restrictions aux mouvements des femmes hors de leur domicile, note aussi le rapport onusien.