Une adolescente s'échappe en utilisant une console de jeux vidéo après un mois de captivité

Une adolescente utilise une console de jeux vidéo pour échapper à son kidnappeur
Une adolescente utilise une console de jeux vidéo pour échapper à son kidnappeur - © Akiko Aoki - Getty Images

Une adolescente a trouvé le moyen le plus improbable d’appeler à l’aide après avoir été détenue pendant un mois en captivité.

La lycéenne, originaire du nord de Tokyo, a disparu le 4 juillet après avoir rencontré Goto Hiroyasu, 44 ans, un entrepreneur rencontré sur les réseaux sociaux. Ils sont allés à l’appartement de Goto où il lui a pris son téléphone et l’a retenue de force.

La famille de la jeune fille a contacté la police lorsqu’elle n’est pas rentrée chez elle ce soir-là et une enquête pour personne disparue a été ouverte.

 

Une console reliée à internet

Un mois plus tard, la jeune japonaise a réussi à mettre la main sur une console de jeux vidéo qui était, par chance, connectée à Internet. L’a-t-elle demandée ? L’a-t-elle trouvée ? On ne connaît pas encore tous les détails mais elle en a profité pour contacter le service d’aide d’urgence de la police de Saitama, en leur disant très simplement : "Je suis retenue prisonnière et je ne peux pas m’enfuir."

Selon Mainichi Shimbun, la police s’est immédiatement rendue à l’appartement de Goto à Yokohoma, au sud de Tokyo, où ils ont trouvé la jeune fille attachée à un tuyau de fer avec des câbles métalliques.

Selon Vice, Goto aurait admis avoir kidnappé la jeune fille mais on ne sait toujours pas comment ni pourquoi l’adolescente et Goto se sont rencontrés. L’enquête est toujours en cours.

Dans une interview pour FNN, les voisins de l’homme de 44 ans l’ont décrit comme "très effrayant", toujours silencieux et n’avait jamais été vu avec des amis ou de la famille. Un autre voisin a noté qu’ils n’avaient rien entendu venant de la maison de l’homme, "pas même un cri".

Le Japon connaît depuis quelques années une recrudescence de ce genre de kidnapping impliquant des mineurs contactés sur les réseaux sociaux. Selon Resemom, un site Web japonais sur l’éducation des enfants, la police du pays a signalé une augmentation de 26,8% de ce type de cas au cours des cinq dernières années, de 2014 à 2019.